Accident de TER à Ciboure: l'enquête pour "homicide involontaire" classée sans suite

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Un train arrêté en pleine voie près de la gare de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure après que trois migrants ont été percutés alors qu'ils se trouvaient sur les rails, le 12 octobre 2021 - Franck LAHARRAGUE                    © 2019 AFP
Un train arrêté en pleine voie près de la gare de Saint-Jean-de-Luz-Ciboure après que trois migrants ont été percutés alors qu'ils se trouvaient sur les rails, le 12 octobre 2021 - Franck LAHARRAGUE © 2019 AFP

Pour la justice, ce n’est qu’un dramatique accident. Selon les informations de BFMTV, le parquet de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) a classé sans suite, le 12 avril, l’enquête ouverte pour "homicides et blessures involontaires" après l’accident de TER à Ciboure qui avait coûté la vie à trois migrants et en avait blessé un quatrième très gravement.

Le 12 octobre dernier, au petit matin, trois migrants algériens avaient perdu la vie, écrasés par le passage d’un TER au niveau de Saint-Jean-de-Luz, alors qu’ils dormaient sur les voies ferrées peu de temps après avoir franchi illégalement la frontière espagnole.

Seul survivant du drame, un jeune Algérien avait été très lourdement blessé et admis au Centre hospitalier de la Côte basque, à Bayonne. Toujours soigné aujourd’hui, il a bénéficié d’un titre de séjour provisoire en France afin de stabiliser sa situation administrative, le temps des soins.

Un autre migrant blessé en novembre

Ce drame avait interpellé l’opinion sur le passage fréquent des migrants via la frontière espagnole. Régulièrement, ceux-ci choisissent de longer la voie ferrée qui remonte vers le Nord pour échapper aux contrôles de police. C’est dans ce cadre que l’accident de Ciboure était survenu en octobre.

Quelques semaines plus tard, le 19 novembre, un autre migrant avait, lui, été légèrement blessé après avoir été "soufflé" par le passage d’un train circulant entre Hendaye et Bayonne.

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Les analyses toxicologiques n’ont rien prouvé

L’accident de Ciboure avait donné lieu à l’ouverture d’une enquête au parquet de Bayonne. Le 7 décembre, le migrant survivant du drame avait porté plainte contre X pour "homicides involontaires", "blessures involontaires" et "administration de substances nuisibles".

Il se demande s’il n’a pas, comme ses trois malheureux compagnons de route, été empoisonné par un passeur présent sur les lieux du drame et qui s’est enfui peu après. D’après son récit, ce serait la seule raison qui les aurait conduits à s’endormir, par terre, sur les voies ferrées, alors même que des trains circulaient.

Le parquet de Bayonne a finalement décidé de classer cette enquête sans suite pour "absence d’infraction". Les résultats des analyses toxicologiques ordonnées n’ont pas permis de confirmer le récit du migrant survivant.

Au demeurant, selon nos informations, l’hypothèse d’un empoisonnement a été battu en brèche par les premières déclarations de ce même migrant qui, peu après le drame, avait expliqué s’être endormi sur les voies plutôt que sur le bas-côté où l’herbe était alors mouillée.

Article original publié sur BFMTV.com

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