Abus sexuels : un prêtre, victime présumée d'un aumônier, sort du silence

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Un prêtre, victime présumée d'un autre prêtre accusé d'agressions sexuelles, sort pour la première fois du silence.

"Ma parole peut peut-être donner à d'autres le courage de parler": l'un des neuf plaignants accusant le père Jean-Marc Schoepff d'agressions sexuelles dans leur adolescence à Nice sort pour la première fois du silence. Signe particulier: il est prêtre lui-aussi. "Je souhaite faire entendre ma voix auprès des personnes qui doutent encore de ce qu'ils ont pu entendre dans les médias. Je me dis que ma parole aura, comme je suis prêtre, peut-être un peu plus de poids", témoigne auprès de l'AFP le père Cédric, 42 ans. Son prénom a été modifié pour préserver la paroisse où il officie depuis son ordination en 2016.

"Le but pour moi n'est pas de me venger mais de faire la vérité, en me disant que ça va aussi lui faire du bien à lui. Je suis resté longtemps assez proche de lui, je l'ai invité à mon ordination. Ce sont les premières plaintes qui m'ont fait cheminer", raconte-t-il. Le père Schoepff, 64 ans, "Jean-Marc" comme l'appellent encore les jeunes et les familles qui ont côtoyé cet aumônier et curé à la personnalité charismatique, a été mis en examen et brièvement incarcéré. Il ne devrait pas être jugé avant 2022. "On attend que la procédure démontre son innocence. Ensuite, on se réserve le droit de déposer des plaintes pour dénonciations calomnieuses", ont indiqué à l'AFP ses avocats Me Michel Cardix et Tina Colombani. "Il conteste totalement les faits et considère qu'il y a eu une cabale".

La plupart des faits allégués, sauf ceux contenus dans deux plaintes, sont prescrits. "C'est vraiment dommage. Il reste les médias et les psy pour parler et faire un chemin de guérison", regrette le père Cédric qui a déposé une plainte en avril 2019, "un processus assez douloureux". Si le procès a lieu, il pourra être cité comme(...)


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