Absentéisme scolaire : le Sénat vote la possibilité de suspendre les allocations familiales

·2 min de lecture
Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Suspension des allocations : « Le cœur du dispositif, ce n’est pas la sanction »

Le clivage gauche-droite était particulièrement marqué au Sénat ce mercredi soir. Lors des débats sur le projet de loi sur le respect des principes de la République, l’hémicycle a adopté un amendement du groupe LR permettant, en dernier recours, la suspension du versement des allocations familiales aux parents d’un élève qui persisterait à ne pas se rendre à l’école, malgré les avertissements. L’amendement, présenté par Jacky Deromedi (LR), a été adopté par 210 voix pour – la quasi-totalité des membres du groupe LR, du groupe Union centriste et du groupe des Indépendants – et 125 voix contre – les socialistes, les communistes, les écologistes, le groupe RDPI à majorité LREM, et l’essentiel des sénateurs du Rassemblement démocratique social et européen.

Les Républicains ont souligné que cette sanction n’était « pas automatique » et que leur amendement était « équilibré ». « Cette suspension de l’allocation familiale est l’aboutissement d’étapes au cours desquelles un dialogue avec la famille est intervenu […] La suppression envisagée n’est donc pas immédiate », a expliqué le rapporteur Stéphane Piednoir.

Le président du groupe socialiste « regrette » le « en même temps » du ministre Jean-Michel Blanquer

Fait à souligner, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer n’a pas exprimé de position défavorable ou favorable, mais simplement un avis de sagesse. C’est-à-dire qu’il s’en est remis à la volonté des sénateurs, sur un sujet qu'il a qualifié « ni de droite, ni de gauche ». Il a cependant indiqué que dans le droit actuel, les autorités n’étaient « pas dépourvues d’outils pour faire pression sur les familles » pour assurer l’obligation de scolarisation.

« Je ne pense que ce soit le moment de changer le droit mais de l’appliquer », a-t-il déclaré. Le président du groupe socialiste Patrick Kanner a « regretté » l’avis de sagesse gouvernemental. « Il y a des sujets qui ne mériteraient pas du ‘en même (...) Lire la suite sur Public Sénat

Séparatisme : le Sénat durcit les mesures de neutralité dans le sport

Loi Egalim : Julien Denormandie promet des aménagements avant octobre

« Le développement est devenu un enjeu d’influence », affirme Jean-Yves Le Drian

Sécurité globale : le Sénat vote définitivement le texte, la gauche dénonce ses dérives « liberticides »

Bruno Le Maire : « Attaquer autant que vous faites le transport aérien en demandant de le soutenir, ne manque pas d’air ! »