Maya la treille

Essaim d'abeilles sur un pied de vigne.
Essaim d'abeilles sur un pied de vigne.

Bzzz… Bzzz... ça ronronne, ou ça « ruchonne », partout dans le vignoble. L'affaire a commencé doucement par un petit pot de miel offert après une visite chez un vigneron. Il avait installé trois ruches près d'une tournière en bout de vigne. Puis ce fut deux, puis trois… Au cinquième à nous proposer l'œuvre de ses abeilles, on s'est interrogé. Quel virus ? Quelle « mouche » les avait piqués ? Étaient-ils tous devenus nostalgiques du Premier Empire et de Napoléon qui avait fait broder sur le manteau de son sacre 1 500 abeilles d'or ? Ou dingues de la très belle chanson du regretté Bashung, « L'Apiculteur » ?

Certes, l'insecte est troublant, passionnant et il a d'ailleurs plus que passionné nombre de penseurs. Maurice Maeterlinck, un peu oublié aujourd'hui, Prix Nobel de littérature en 1911, dans La Vie des abeilles (Fasquelle) en cite quelques-uns : « Aristote, Caton, Varron, Pline, Columelle, Palladius s'en sont occupés, sans parler du philosophe Aristomachus qui, au dire de Pline, les observa durant cinquante-huit ans… » Maeterlinck, lui-même apiculteur, s'est livré à nombre d'expériences pour comprendre comment elles communiquaient entre elles.

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À son époque, elles ne risquaient pas grand-chose, ni le pare-brise des autos ni les insecticides. Maeterlinck aujourd'hui serait, à n'en pas douter, lui aussi « bee-friendly », membre de cette association créée en 2012 qui « regroupe des organisations européenne [...] Lire la suite

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