Qui a abattu le jeune artiste français au Brésil ?

Pierre-François Plessis
Photographe et plasticien, Cedric Jaurgoyhen Madala, 33 ans, vivait depuis plusieurs années à Paraty, une ville de tourisme et de culture

Cédric Jaurgoyhen Madala, 33 ans, a été tué d’une balle dans la tête la semaine dernière, dans sa maison de Paraty au Brésil. Des proches évoquent la piste d’un crime de haine.


C’est un maçon qui a trouvé le corps vendredi 13 juillet, en venant travailler comme tous les matins dans la propriété de l’artiste. Cédric Jaurgoyhen Madala vivait à Barra Grande, un petit quartier calme et rural de la ville de Paraty dans l’État de Rio de Janeiro. Selon nos informations, le meurtrier aurait tiré sur cet homme de 33 ans avec une arme de chasse. La balle serait de fabrication artisanale.

« Ils ont brûlé sa maison, une partie de ses œuvres », déplore Sophie Chauvet, dernière personne à l’avoir vu vivant, mercredi 11 juillet au soir. « On ne sait pas exactement quand cela s’est passé, probablement jeudi, puisque vendredi les cendres avaient déjà refroidi. » Pour la police, l’assassinat aurait eu lieu jeudi 12 ou vendredi 13.

En désaccord avec des chasseurs

Cédric Alexandre Vacherine -son nom d’état civil- résidait au Brésil depuis une dizaine d’années. Il avait récemment acheté, grâce à l’argent d’un héritage, une grande propriété et y faisait réaliser des travaux afin d’en revendre certaines parcelles.

Selon sa famille, l’artiste plasticien était en désaccord avec ses voisins, pour la majorité des chasseurs, à propos des droits de passage sur sa propriété. « C’est un voisinage de chasseurs évangélistes, affirme Sophie Chauvet. Sa façon de vivre était complètement différente, notamment de par ses attirances sexuelles. Ils n’ont rien vu, rien entendu, même pas senti l’incendie. »

« C’était un homme au grand cœur, qui ne demandait rien d’autre que de vivre en symbiose avec la nature et son art magnifique. Il réalisait de très belles choses en vue d’un espace communautaire et cela dérangeait peut-être l’entourage », avance son amie photographe Claire Jean.

La thèse du crime de haine

Une autre piste évoquée par des proches, et reprise par la presse brésilienne, est celle du crime de (...)

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