"Abattre l'ennemi" : le nouvel Évangile selon Juan Branco

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Avec son dernier ouvrage, "Abattre l'ennemi", Juan Branco aurait pu écrire un essai. Mais il a voulu consacrer sa dernière œuvre à un sujet plus noble : lui-même.

Pourquoi se contenter d'un essai quand on a le lyrisme de Lamartine servi par la plume de Francis Lalanne ? Quel intérêt à simplement aligner des idées comme n'importe quel péquin quand on éprouve en soi-même " ce sentiment qui vous fait l'enfant des temps, et vous joint à son éternité " ? L'auteur d'Abattre l'ennemi le sait pertinemment, il faut du génie pour dénoncer les maux du siècle et " ouvrir (…) à un espace des possibles " car, comme il le dit si bien, " lorsque meurt le désir s'annonce la fin d'une épochè [en psychanalyse, la suspension du jugement] ".L'auteur a conscience que tous n'auront pas accès à la puissance de sa Parole, c'est pourquoi il avertit le lecteur dès le prologue : " À ceux et à vous qui, encore, croyez. Entendez ce récit, et comprenez comment, en France, la politique se fait ", " ringardisant " par la même occasion le " Que celui qui a des oreilles pour entendre entende " du Christ. " Soyez pensée ", nous enjoint celui à qui il " a fallu du temps pour absorber ce tremblement qui (lui) fit sentir ce qu'était le peuple français (…) enfin, pour en tirer une pensée ".Fils caché de Bruno Le Maire et Amélie NothombLà où un homme non éclairé fustigerait bêtement le manque de recul ou de vision à long terme de certains, Juan pointe " la réticularité démocratisante que nos nouvelles...

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