Abad accusé de viols: "pas au courant", Borne assure qu'il n'y aura "aucune impunité"

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
La Première ministre Elisabeth Borne  - BFMTV
La Première ministre Elisabeth Borne - BFMTV

876450610001_6306616650112

La récemment nommée Première ministre Elisabeth Borne a réagi ce dimanche au micro de BFMTV, lors d'un déplacement dans le Calvados, aux accusations de viols portant sur Damien Abad, tout juste nommé mininistre des Solidarités, affirmant qu'elle "n'étai(t) pas au courant des signalements" faits par les victimes présumées.

"Bien évidemment, je n'étais pas au courant", a-t-elle déclaré.

Deux femmes accusent Damien Abad de viols en 2010 et 2011. Un signalement a été adressé sur ces faits à LaREM et LR par l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, a appris BFMTV, confirmant une information révélée samedi Mediapart. Une première plainte avait été déposée en 2012 et une deuxième en 2017. Les deux ont été classées sans suite, a encore appris BFMTV de source judiciaire.

"J'ai découvert l'article de Mediapart hier, je n'ai pas plus d'éléments que le fait que l'affaire a été classée sans suite. Je peux vous assurer que s'il y a de nouveaux éléments, si la justice est à nouveau saisie, on en tirera toutes les conséquences", a indiqué la Première ministre.

De son côté, Damien Abad a déclaré "conteste(r) avec la plus grande force" ces accusations, dans un communiqué publié ce dimanche. "Ces accusations relatent des actes ou des gestes qui me sont tout simplement impossibles à raison de mon handicap", s'est défendu le ministre, qui souffre d'arthrogrypose, une condition qui "limite (ses) mouvements et (ses) gestes du quotidien".

"Aucune impunité"

"Sur tous ces sujets de harcèlement, d'agression sexuelle, il ne peut y avoir aucune impunité pour que les femmes qui peuvent être victimes d'agression, de harcèlement puissent libérer leur parole", a fermement assuré la cheffe du gouvernement ce dimanche.

"C'est un enjeu majeur d'assurer l'égalité des chances", a-t-elle ajouté.

Interrogé également sur le sujet, le député LaREM Gilles Le Gendre a déclaré sur FranceInfo ce dimanche lui aussi découvrir cette information. "À ce stade je ne suis ni informé ni compétent pour en dire plus", a-t-il estimé.

"Face à ce genre de mise en cause, il faut être extrêmement scrupuleux, d'abord dans le respect absolu de la parole des victimes éventuelles, et aussi avec le même niveau de scrupule, le respect des procédures et des autorités qui sont responsables pour en connaître et pour en traiter", a-t-il ajouté.

Ancien président du groupe LR à l'Assemblée nationale, Damien Abad a choisi de se mettre en congé de son parti, avant d'être nommé au gouvernement vendredi comme ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées. Cette entrée au gouvernement avait crispé dans le camp des Républicains.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles