A Compiègne, une voiture de police dégradée et un pompier blessé en marge d'un mouvement lycéen

Alix Coutures
·Journaliste
·2 min de lecture
Capture d'écran vidéo d'une image qui circule sur Twitter  (Photo: Compte twitter: @timasm60)
Capture d'écran vidéo d'une image qui circule sur Twitter (Photo: Compte twitter: @timasm60)

AFFRONTEMENTS- Les images enflamment le réseau social Twitter. Ce lundi 9 novembre, des affrontements entre forces de l’ordre et lycéens ont eu lieu en marge d’un blocus au lycée Mireille Grenet à Compiègne, dans l’Oise. Le rassemblement dénonçait un protocole sanitaire trop strict mis en place dans l’établissement pour lutter contre la propagation du Covid-19.

D’après la préfecture, un pompier a été légèrement blessé avant d’être transporté au centre hospitalier de la ville. Parmi les autres dégâts, une voiture de police a été dégradée et un début d’incendie s’est déclaré au portail de l’établissement.

Les violences ont commencé vers 7h30, a rapporté l’Oise hebdo. D’après le journal, des jeunes auraient brûlé des poubelles, utilisé des mortiers artisanaux et des pierres pour tirer sur les sapeurs-pompiers. Des renforts sont arrivés du commissariat de Compiègne pour contenir les dégradations avant d’être encerclés. Des internautes rapportent que des jeunes auraient volé des gilets pare-balles dans la voiture de police.

“Il y a eu des tirs de flash-balls. Pendant ce temps là, ça brûlait de partout. Je suis terrorisée, a expliqué au Parisien une jeune lycéenne. J’ai reconnu des élèves mais il y avait aussi des casseurs venus de l’extérieur de l’établissement. C’est sûr”.

D’après les informations du Parisien, les policiers ont procédé à une première interpellation vers 9h. Au total, quatre personnes ont été interpellées.

La situation est revenue au calme, a annoncé peu avant midi la préfecture de l’Oise sur Twitter qui pointe des “dégâts matériels importants et inadmissibles”. L’établissement a été fermé.

Jeudi 5 novembre dernier, des heurts avaient éclaté dans le quartier voisin du Clos-des-Roses, et l’établissement André-Malraux de Montataire avait fermé après des échauffourées.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.