Aïd-el-Kebir : les sacrifices d'animaux sont "en baisse, la tradition est remise en question"

franceinfo

L'Aïd-el-Kebir, c'est la fête du sacrifice, un moment de partage pendant lequel les familles et les proches se retrouvent pour manger ensemble. Les sacrifices d'animaux sont "en baisse, la tradition est remise en question", a expliqué dimanche 11 août sur franceinfo Florence Bergeaud-Blackler, docteure en anthropologie, chargée de recherche au CNRS et au GSLR (groupe religions société laïcité) de l’Université PSL (Paris-Sciences-et-Lettres).

franceinfo : Comment se passe cette fête ?

Florence Bergeaud-Blackler : Le sacrifice du mouton est tout à fait encadré. Cette pratique doit être exécutée par un abatteur habilité par l'une des trois mosquées en France pour assurer l'hygiène, la sécurité et bien sûr ce que l'on appelle le bien-être animal. L'abattage a lieu soit dans des abattoirs agréés et pérennes, il y en a une centaine, soit dans des structures d'abattages mobiles qui sont mises en place pour l'occasion. Cette année, il y en a 44. Il existe aussi des abattages non contrôlés qui sont donc interdits par la loi, mais dont on ne connaît pas les chiffres.

On estime que 125 000 ovins et 6 000 bovins sont abattus en France dans ces structures pérennes ou mobiles, sous contrôles vétérinaires, chaque année.

Florence Bergeaud-Blackler

à franceinfo

Les musulmans alertent cette année encore sur le manque d'abattoirs. Comment peut-on augmenter ce nombre ? Pourquoi est-ce qu'il n'y en a pas assez ?

Cette (...)

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