Dans les aéroports, vols annulés et passagers énervés en raison d'un mois de juillet compliqué

De nombreuses compagnies aériennes ont dû annuler des vols à cause de grèves ou de difficultés à s'adapter au retour des passagers, au grand dam de ces derniers, qui doivent parfois revoir leurs plans de vacances.

TRANSPORT - Un mouvement de colère à l’image de la grogne des vacanciers ces dernières semaines. Dans la nuit de mercredi à jeudi 14 juillet, à l’aéroport de Blagnac (Haute-Garonne), les passagers d’une liaison Toulouse-Marrakech (Maroc) ont forcé l’embarquement et ont refusé de sortir de l’avion après l’annonce de l’annulation de leur vol.

Ils avaient attendu plusieurs heures à l’aéroport, dans une chaleur étouffante. Après plusieurs heures de négociations et le déploiement de la police pour maintenir l’ordre, une solution a été trouvée et un autre vol a été programmé ce jeudi 14 juillet au matin, rapporte La Dépêche. Une histoire qui ne se termine pas trop mal pour les vacanciers, mais d’autres n’ont pas eu la chance de trouver de solution de repli ces dernières semaines.

En effet, de nombreuses compagnies aériennes ont dû annuler des vols depuis le début du mois de juillet, notamment à cause de grèves. Début juillet, c’était l’aéroport Charles-de-Gaulle qui était en grève, entraînant l’annulation de dizaine de vols. Et le problème est loin d’être réglé. Ce week-end du pont du 14 juillet, de grosses perturbations désorganisent la compagnie Transavia en France.

Un tiers des vols Transavia en France annulés

Près d’un tiers des vols de la branche française de Transavia ont été annulés vendredi et ce samedi 16 juillet, et un quart le sera dimanche en raison d’une grève pour les salaires à l’appel d’un syndicat d’hôtesses et stewards, a indiqué la compagnie low-cost.

“Transavia France prévoit d’opérer 70% de ses capacités sur les deux prochains jours et 75% dimanche”, a indiqué un porte-parole. Entre 250 et 265 vols par jour étaient initialement prévus tout au long du week-end. Le mouvement social, à l’appel du syndicat minoritaire SNPNC, a démarré jeudi et doit se terminer dimanche soir.

La PDG de Transavia France, Nathalie Stubler, a écrit une lettre aux clients de la compagnie pour présenter ses excuses. “Nous savons combien l’annulation d’un vol perturbe les projets et peut remettre en cause un séjour particulièrement attendu”, a-t-elle reconnu. “Actuellement, nous ne sommes pas à la hauteur de notre promesse et nous le regrettons”, a déploré Nathalie Stubler.

De nouveaux week-ends de grève sont à prévoir tout au long de l’été si la direction ne les entend pas, ont prévenu les syndicats. Le préavis court du 4 juillet au 15 septembre.

Chaos dans le ciel pour de nombreux pays européens

Et la France est loin d’être seule touchée, c’est tout le ciel européen qui fait face au chaos. Déjà, le 23 juin, le géant du transport aérien Lufthansa avait annoncé la couleur en indiquant supprimer plus de 3000 vols cet été en raison d’un manque de personnel, de grèves et du Covid-19. Le 13 juillet, la compagnie a refait une annonce pour indiquer la suppression de 2 000 vols supplémentaires.

Fin juin et début juillet, c’est l’Espagne qui a ensuite subi de lourdes perturbations, avec des grèves chez Ryanait et EasyJet. Idem en Italie, où les contrôleurs aériens et les travailleurs de trois compagnies aériennes à bas coûts, EasyJet, Volotea et Ryanair, ont appelé une grève nationale de quatre heures ce dimanche 17 juillet dans toute l’Italie, ont annoncé mercredi trois syndicats. Cela concerne aussi les contrôleurs aériens du groupe italien Enav.

La situation est également tendue à Londres, à l’aéroport d’Heathrow, principal “hub” britannique. Celui-ci a encore aminci son programme de vol cet été ,après des dizaines d’annulations. Mardi 12 juillet, la plateforme a annoncé limiter pour deux mois le nombre de passagers au départ à 100 000 par jour, soit 4000 de moins que ses prévisions.

Car comme d’autres aéroports britanniques et européens, en plein chaos depuis plusieurs mois avec des annulations, des retards, des files d’attente à rallonge ou des problèmes de livraison de bagages, Heathrow peine à absorber le redécollage de la demande, essentiellement en raison d’un manque de personnel.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - Chaos estival dans les aéroports

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