Aéroports de Paris : sous la menace d’un plan social, les salariés contraints à une baisse de salaire

Les Aéroports de Paris avaient annoncé en décembre dernier le départ de 1 150 postes face à l’écroulement du trafic aérien. Le groupe s’était engagé à ne pas passer par des licenciements, mais a contraint ses salariés à une baisse de salaire de l’ordre de 8% maximum. "Jamais on n'aurait pensé que les aéroports de Paris en arriveraient à ça. Et vu la situation actuelle on craint pour nos emplois", confie un salarié anonyme. Cette baisse ne toucherait pas le salaire de base, mais les compléments, comme les indemnités kilométriques ou la prime d’intéressement. Éviter 350 licenciements La direction menace de recourir à un plan social si cette mesure n’était pas acceptée. Les syndicats se sentent trahis. "On est encore dans cette forme de chantage en évoquant la crise pour baisser durablement les rémunérations", explique Daniel Bertone, secrétaire général CGT ADP. L’objectif est de réaliser 100 millions d’économies nécessaires, selon le groupe. Ces ajustements permettraient d’éviter 350 licenciements, selon son PDG, Augustin De Romanet.