Aéronautique : les sous-traitants en danger à cause de la chute du transport aérien

À Albert (Somme), dès 5 heures, jeudi 12 novembre, des salariés en grève se sont réunis devant leur usine de sous-traitance dans l'aéronautique, qui risque de fermer. Ils cherchent avant tout à obtenir des conditions de licenciement qui leur permettraient de rebondir. "J'ai trois ans d'ancienneté. J'ai fait le calcul, je suis à 1 200 ; c'est très léger. J'ai un enfant à nourrir, je viens de faire bâtir dans le secteur. Tout ça, faut le payer maintenant", déplore Read Tita, ajusteur monteur chez Simra. La filière souffre 80 % de l'activité de leur entreprise repose sur les commandes d'une filiale d'Airbus, Stelia. Ils sont spécialisés dans les pare-brises de cockpit et les planchers d'avion. Mais, avec la crise sanitaire et la chute du transport aérien, leur principal client est lui-même en difficulté. Toute la filière souffre aujourd'hui. En bout de chaîne, les sous-traitants sont parmi les premiers à perdre leur emploi : les 15 milliards d'euros débloqués par l'État pour aider la filière n'auront pas permis de sauver les 124 postes de Simra.