Qui sont les 90 volontaires qui vont se faire injecter le Covid-19 pour une étude ?

Maxime Poul
·2 min de lecture

Au Royaume-Uni, la première étude mondiale sur la réaction du corps humain au Covid-19 va être lancée sur des volontaires prêts à se faire injecter le virus. Qui sont ces 90 personnes qui souhaitent être infectées ?

"Je sais qu'il y a des risques, mais ça [en] vaut la peine". C'est avec ces mots que l'un des 90 participants justifie sa participation à cette grande première. Au Royaume-Uni, 90 volontaires vont participer à une étude pionnière sur la résistance du système immunitaire au coronavirus SARS-CoV-2. Ces derniers ont accepté de se faire injecter le virus pour faire avancer les recherches sur la compréhension et l'évolution de la maladie ainsi que sur les vaccins et les traitements.

Dans un mois, les 90 cobayes recevront la plus petite quantité nécessaire du virus pour provoquer une infection, le tout par voie nasale. Ils seront placés en quarantaine dans un hôpital londonien et seront étroitement surveillés 24 heures sur 24 pendant au moins 14 jours par une équipe médicale. Les participants seront par la suite suivis pendant un an pour que les scientifiques puissent également surveiller les symptômes de longue durée et devraient toucher une somme d'environ 5000 euros.

"Ça fait partie des risques et je l'accepte"

Pour mener cette étude, les scientifiques ont fait appel à des participants âgées entre 18 et 30 ans rigoureusement sélectionnés et en bonne santé. Ils ne devront ni avoir été infectés par le Covid-19, ni avoir reçu la moindre dose de vaccin contre le coronavirus. Alastair Fraser-Urquhart, un étudiant de 18 ans cité par The Independent, en fait partie et pour lui, bien que conscient des risques, il s'est inscrit instantanément. "Je pense que les avantages seront si extrêmes que, même si les risques sont élevés, ces avantages pèsent plus. Nous avons besoin des informations que cela nous donnera pour faire face à cette pandémie. [...] Vais-je me retrouver avec un risque accru de cancer du poumon à 50 ans parce que j'avais un coronavirus ? Ça fait partie des risques et je l'accepte." Celui qui affirme vouloir donner les quelque 5000 euros à une association de recherche admet que sa famille n'est pas ravie de sa décision "mais elle comprend ce que je fais et pourquoi je le fais, et elle me soutient vraiment".

Plus tard, certains volontaires devraient recevoir un des vaccins disponibles sur le marché avant d'être exposés aux nouveaux variants afin que les scientifiques puissent découvrir quel vaccin est le plus efficace contre tel ou tel variant, mais cette phase de l'étude n'a pour l'instant pas reçu de feu vert.

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