Plus de 90% des pays menacés d'années très chaudes à répétition, selon une étude

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Une nouvelle étude a croisé des données historiques d'émissions et les engagements pris avant la récente conférence mondiale sur le climat COP26 par les cinq plus grands émetteurs mondiaux pour établir des prédictions de réchauffement par région d'ici la fin de la décennie.

Quasiment tous les pays du monde pourraient subir une année sur deux particulièrement chaude à partir de 2030, selon une étude parue le 6 janvier qui souligne la responsabilité majeure des émissions de gaz à effet de serre des principaux pollueurs mondiaux.

92% des 165 pays étudiés devraient enregistrer une fois tous les deux ans une année de températures extrêmement chaudes

L'étude, publiée dans la revue , croise des données historiques d'émissions et les engagements pris avant la récente par les cinq plus grands émetteurs mondiaux - Chine, Etats-Unis, Union européenne, Inde et Russie - pour établir des prédictions de réchauffement par région d'ici la fin de la décennie.

Résultat : 92% des 165 pays étudiés devraient enregistrer une fois tous les deux ans une année de températures extrêmement chaudes. Ces années étant définies comme atteignant le niveau record attendu une fois tous les cent ans à l'ère pré-industrielle, avant l'augmentation exponentielle des émissions dues à l'activité humaine responsables du changement climatique. Une conclusion "qui souligne l'urgence et démontre que nous allons vers un monde bien plus chaud pour tout le monde", selon Alexander Nauels, de l'ONG Climate Analytics, co-auteur de l'étude.

Un bouleversement particulièrement net dans les zones tropicales africaines

Pour mettre en évidence la contribution au phénomène des plus grands émetteurs, les chercheurs ont ensuite modélisé ce que serait la situation en retirant leurs émissions depuis 1991, soit l'année suivant la publication du premier rapport des experts climat de l'ONU (Giec), qui mettait en lumière la responsabilité des émissions causées par l'activité humaine. La proportion de pays affectés par ces années de chaleur extrême descend alors à 46%. Pour Lea Beusch, de l'Université ETH de Zurich, l'étude met en évidence "l'empreinte claire" des grands émetteurs au niveau des différentes régions. "Je pense que c'est très important, car en général nous parlons des quantités abstrait[...]

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