9 novembre 1989: des commémorations empreintes de discrétion

Avril, Pierre
Des images représentant les manifestations de 1989 sont projetées sur l'église Gethsémané, le mardi 5 novembre à Berlin. / JOHN MACDOUGALL/AFP

La célébration des 30 ans de la chute du mur de Berlin se veut comme un véritable «marathon mémoriel», étalé sur plusieurs semaines.

Plus de cent personnes réunies dans une église berlinoise pour assister à une table ronde sur les messes rock de l’ancienne RDA: la soirée du lundi 4 novembre à l’église Gethsémané du quartier oriental de Prenzlauer Berg est à l’image des commémorations de l’anniversaire de la chute du Mur: discrète, introspective et populaire.

Samedi, jour anniversaire, la chancelière, Angela Merkel, laissera le devant de la scène au président de la République, Frank-Walter Steinmeier, à la fonction d’ordinaire protocolaire. Plusieurs concerts seront donnés à la porte de Brandebourg, dans le prolongement de laquelle flotteront 100.000 fanions et autant de messages de mémoire rédigés par des Allemands ordinaires.

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À l’occasion du vingtième anniversaire, trois chefs d’État, français, britannique, russe, ainsi que la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, avaient pris la parole. Cette année, seuls les dirigeants polonais, tchèque, slovaque et hongrois, dont les pays ouvrirent la voie à la chute du rideau de fer, seront présents. Au surlendemain, d’une visite de travail en Allemagne du chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, Emmanuel Macron est convié dimanche, pour sa part, à un dîner organisé par Frank-Walter Steinmeier, en présence d’artistes et d’intellectuels est-allemands.

«Un mélange de fête, de souvenir et d’amitié»

Ce jubilé, répètent les membres du comité d’organisation, ne se résume pas à une fête d’un soir. Il se veut un «marathon mémoriel» étalé sur plusieurs semaines, à travers des centaines d’expositions, de concerts ou de tables rondes. Ces événements éparpillés dans la capitale rencontrent un «succès inattendu», constate l’ancienne activiste et théologienne Marianne Subkew-Jeutner, qui, lundi soir, animait la première table ronde de la semaine sur un aspect (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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