9.000 personnes en France sont suivies au titre de la radicalisation

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur a indiqué ce mercredi que 9.000 personnes sont suivies par les services de police au titre de la radicalisation violente.

Depuis l'attaque de la préfecture de police de Paris, comme après chaque attentat, le nombre de signalements pour la radicalisation a augmenté, a indiqué Laurent Nuñez sur BFMTV. Actuellement, "un peu plus de 9.000 personnes" sont suivies par les services de renseignement au titre de la radicalisation. Ces individus figurent tous au Fichier des personnes radicalisées.

Invité de l'émission Radicalisation, que faire?, Laurent Nuñez a détaillé le profil de ces personnes, expliquant que certaines sont uniquement suivies par les services de renseignement, et d'autres, parce que susceptibles de commettre des actions violentes, ont été judiciarisées. "Un grand nombre d'entre eux sont juste suivis", a tenté de rassuré l'ancien patron de la DGSI, assurant que pour certains de ces individus, "la radicalisation n'est pas confirmée" ou que pour d'autres "parfois ils ne commettent pas d'actes répréhensibles".

Fermeture de lieux de culte

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur a fait la distinction entre cette radicalisation violente et le communautarisme, l'islamisme. "Une radicalisation est une pratique de l'islam qui semble dévoyée puisqu'elle considère que la loi de Dieu est supérieure à la loi de la République et en découle tout un tas de conséquences", a-t-il détaillé. Pour lutter contre cette pratique, Laurent Nuñez assure que le gouvernement agit en fermant des lieux de culte, des commerces ou en contrôlant des enfants qui sont déscolarisés, par exemple.

Après l'attaque de la préfecture de police de Paris, le gouvernement a mis l'accent sur le signalement. "Le signalement, ce n'est pas de la délation", s'est défendu le secrétaire d'Etat, expliquant que chaque signalement fait auprès du numéro vert dédié fait l'objet de vérifications par les services de police compétents. Selon lui, dans 10% des signalements, la radicalisation est confirmée.

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