Il y a 8000 ans, en Sibérie, des chasseurs-cueilleurs dansaient au son des dents de wapitis

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L’utilisation de pendentifs de dents animales lors de rituels, il y a plus de 8.000 ans, auraient pu inciter les chasseurs de la préhistoire à danser, grâce aux sons produits par les mouvements du corps.

Tout le monde connaît l’expression "claquer des dents", mais quid de "cliquer des dents"… ? Car il est tout à fait possible de générer des bruits de sonnailles en faisant tintinnabuler des centaines de quenottes, comme autant de hochets fixés sur les vêtements. C’est ce que décrit une équipe d’archéologues de l’Université d’Helsinki, en Finlande. "Porter de tels grelots assure de tinter au moindre mouvement ", déclare ainsi Riitta Rainio, l’auteure principale de l’étude.

La chercheuse a dansé pendant six heures d'affilée pour obtenir ces bruits de percussion !

Dans un article publié dans la revue Cambridge Archaeological Journal, la chercheuse explique en effet avoir dansé elle-même pendant six heures d’affilées à des fins de recherches expérimentales pour obtenir ces bruits de percussion, en portant des ensembles de dents de wapiti (Alces alces), l’un des plus grands cervidés existants. Cette spécialiste, accompagnée de l’artiste finlandaise Juha Valleapää, a ainsi réalisé une performance dont le but était de vérifier l’origine des traces d’usure : celles retrouvées sur les dents de ces animaux lorsqu’elles se heurtent entre elles, et celles laissées sur les vêtements de peau que portaient les hommes et les femmes d’il y a 8.000 ans. "Nous avons pu confirmer que ces marques apparaissent bien lorsque des pendentifs d'incisives d'élan frais - suspendus en grappes - s’entrechoquent", affirme Riitta Rainio, jointe par Sciences et Avenir.

Reconstitution d’ornements dentaires trouvés dans des tombes du site Mésolithique de Yuzhniy Oleniy Ostrov, au nord-ouest de la Russie. 94 incisives de wapitis cousues sur un tablier réalisé par Riitta Rainio se heurtent et rebondissent sur un support de peau au fur et à mesure des mouvements du danseur : d’abord à vitesse réelle, puis au ralenti (–75%). La robe, œuvre de Johanna Seppä est en peau de renne. Vidéo de Julia Shpinitskaya, Riitta Rainio et Kristiina Mannermaa.

"Le bruit de crécelles obtenu à partir des dents d’élans est [...]

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