Il y a 79 ans, la rafle du Vél’ d’Hiv par la police française

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Commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv, le 16 juillet 1956.
Commémoration de la rafle du Vél' d'Hiv, le 16 juillet 1956.

C?est un monde d?avant qu?on aimerait ne plus jamais revoir. Celui des rafles opérées avec la complicité des autorités françaises. En 1942, dans le cadre de sa stratégie d?élimination de la population juive d?Europe, l?Allemagne de Hitler décide d?organiser une rafle massive simultanément dans plusieurs pays d?Europe de l?Ouest, dont la France, sous prétexte de se procurer de la main-d??uvre. Les nazis donnent à l?opération le nom de Vent printanier. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, se plie au désir des nazis tout en obtenant, dans un premier temps, que les Juifs français ne soient pas concernés. Seuls les étrangers, apatrides ou déchus de leur nationalité française pourront être embarqués de force pour l?Allemagne.

L?Office central de la sûreté du Reich fixe à la France un quota de 110 000 Juifs. Après négociation, le gouvernement de Pétain accepte de livrer 40 000 juifs étrangers vivant en zone occupée, dont 22 000 adultes localisés en région parisienne. De son côté, le directeur de la police René Bousquet promet aux Allemands 10 000 Juifs apatrides de la zone libre.

La date de la rafle est fixée au 13 juillet

Sont visés les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes, de 16 à 55 ans pour les femmes, ainsi que leurs enfants. Une dizaine d?exceptions sont prévues, comme les femmes enceintes dont l?accouchement serait proche, les mères d?enfants de moins de 2 ans, les femmes nour [...] Lire la suite

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