7 preuves qu'Emmanuel Macron est en train de construire l'Europe du pire

Matthias Tavel
Le Président Emmanuel Macron et la Chancelière Angela Merkel le 29 juin 2017 à Berlin

Il aura fallu une polémique sur la présence du drapeau de l'Union européenne (UE) dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale pour que la question européenne entre, un peu, dans le débat public. Pourtant, derrière le morceau de tissu et son emblème marial, l'enjeu européen est de taille. Le président Macron avance sans relâche sur ce thème depuis septembre. Dans les paroles comme dans les actes, il construit l'Europe du pire.

- Dans les faits d'abord, la soumission macronienne aux exigences euro-libérales est totale. La mise en pièce du code du travail ou la baisse de la dépense publique par les suppressions de 120.000 emplois aidés sont autant de "réformes structurelles" régulièrement exigées dans les recommandations de la Commission européenne contre le modèle social français. Elles sont aussi gravées dans le marbre du "pacte de stabilité" et du traité budgétaire européen que M. Macron a annoncé vouloir respecter à la lettre. C'est que la France est le dernier pays européen à n'être pas totalement passé sous la coupe austéritaire. L'ex ministre grec des finances Yanis Varoufakis expliquait que "Paris est la destination finale de la Troïka". Macron sert de chauffeur pour mener cette mise au pas.

- En matière écologique aussi, le gouvernement est sur la ligne du pire et Nicolas Hulot avec lui. Dès juillet, il a cédé devant les exigences allemandes et des firmes de la chimie sur une définition très lâche des perturbateurs endocriniens au niveau européen. Plus récemment, la contribution du gouvernement français sur la stratégie climatique de l'Union européenne montre un recul considérable de la volonté de développer les énergies renouvelables.

- Mais l'acte européen majeur de ce début de quinquennat est bien évidemment la décision de MM. Macron et Hulot de valider l'entrer en vigueur de l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada. La commission d'experts nommés par M. Macron a pourtant reconnu que ce traité aurait un impact "défavorable" sur l'écosystème. Mais...

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