64% des applis de santé n'ont pas été évaluées scientifiquement avant leur mise sur le marché

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Deux tiers des applications de santé n'ont pas fait l'objet d'une évaluation scientifique avant d'être mises sur le marché. Un procédé totalement légal mais potentiellement risqué pour les patients.

C'est un flot continu. Chaque jour, 250 nouvelles applications de santé apparaissent sur les boutiques des smartphones, soit pas moins de 90.000 nouvelles applis par an. Destinées à des personnes malades, elles font pourtant rarement l'objet d'une étude scientifique rigoureuse avant d'être mises sur le marché. Un constat réalisé par une équipe française et détaillé dans le (JMIR).

Pour partir à la pêche aux nouvelles applications, l'équipe s'est servie de Linkedin, où elle a élaboré un questionnaire complet à destination des éditeurs d'applications. Ces dernières sont conçues pour le suivi de tous types de maladies : cancer, pathologies cardiaques ou encore douleurs chroniques. 30% d'entre elles étaient liées à la prise de médicaments et à la réduction de la toxicité du traitement, 23% concernaient la détection précoce de la maladie, 16% à l'aide à la décision, 12% à la prévention, 6% aux indications thérapeutiques directes, 2% au triage des patients et 2% pour soulager la surcharge des services d'urgence. Parmi les 90 spécialités, la cancérologie représentait 20%. Ces applications ont pour but de détecter des rechutes, d'évaluer la toxicité d'un traitement ou encore d'accompagner un malade dans la prise de son traitement.

Seules 21% ont réalisé une étude randomisée

En tout, 68 d'entre elles se sont pliées à l'exercice et les résultats ne sont pas enthousiasmants. Avant d'être commercialisées, seules 21% d'entre elles ont fait l'objet d'études randomisées (c'est-à-dire qu'on compare deux groupes, l'un avec un traitement et l'autre sans), ce qui correspond à un niveau de fiabilité satisfaisant pour démontrer leur efficacité d'un point de vue scientifique. 15% des applis ont été évaluées avec des données de santé en vie réelle, c'est-à-dire qu'on observe un groupe de patients avec cet outil mais sans comparer les résultats à ceux de patients qui n'ont pas cet outil. Enfin, 64% des applications, soit plus des deux tiers, n'ont réalisé aucune étude clinique pertinente.[...]

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