60 millions de déplacés internes à cause des catastrophes et conflits

À cause des catastrophes ou des conflits, près de 60 millions de personnes sont des déplacés dans leur propre pays. Un nouveau record pour l'Observatoire des déplacements internes. La réalité est même bien pire, dit l’ONG, puisque ces chiffres ne prennent pas en compte la crise en Ukraine.

Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Les catastrophes naturelles comme les cyclones, les inondations ou les sécheresses sont les principales raisons qui poussent les personnes à fuir à l’intérieur de leur pays. C’est particulièrement vrai en Asie et dans le Pacifique. En Afrique et au Moyen-Orient, ce sont plutôt les conflits. Ou en tout cas c’était. De plus en plus de pays sont désormais touchés par les deux phénomènes, constate la directrice de l'Observatoire des déplacements internes (Internal displacement monitoring centre, IDMC), Alexandra Bilak.

« Ce sont des situations qui deviennent de plus en plus mixtes, c’est-à-dire des pays qui connaissent à la fois des déplacements liés aux conflits et aux violences et des déplacements liés aux catastrophes. Je pense notamment à des pays comme l’Afghanistan, l’Éthiopie, où des personnes, qui ont déjà pu être déplacées par ces conflits, sont aujourd’hui déplacées par des aléas climatiques ».

Les enfants représentent 50% des déplacés

Parmi les pays qui enregistrent le plus de déplacés, on trouve toujours la Syrie avec 6,7 millions de personnes. Puis la RDC, la Colombie, l’Afghanistan et le Yémen. Et avec 8 millions de déplacés depuis le début de l’année, l’Ukraine pourrait même s’inviter tout en haut du prochain classement de l’IDMC, dont on sait déjà qu’il établira sans doute un nouveau record. « Des solutions durables ne sont pas trouvées au niveau national, ce qui fait que les chiffres chaque année ne font qu’augmenter au fur et à mesure que de nouveaux mouvements sont enregistrés et que les personnes ne sont pas en mesure de retourner chez elles », ajouteAlexandra Bilak.

Autre quasi-certitude : le réchauffement climatique et ses ravages vont encore pousser des populations à fuir leur pays. Les enfants représentent 50% de tous les déplacés.

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