5G: le patron d'Orange met en garde contre une exclusion coûteuse de Huawei

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Pour déployer sa 5G en France, Orange a finalement décidé de se passer de Huawei

Le PDG de l'opérateur historique, qui est également présent en Espagne, Belgique, Pologne, Slovaquie et Roumanie au sein de l'Union Européenne, a salué les futures règles que doit annoncer la Commission européenne en la matière, en particulier concernant l'utilisation d'équipements provenant de Huawei. "Nous ne souhaitons qu'une chose, qu'on nous précise les règles en la matière", a-t-il souligné.

Mais il a aussi affiché son opposition ferme à l'exclusion du constructeur chinois. "J'espère que nous n'irons pas vers une exclusion de fait, qui ne serait pas dans l'intérêt de l'Europe. Je peux parfaitement admettre que l'on fasse jouer une préférence européenne (en faveur du suédois Ericsson et du finlandais Nokia, NDLR), d'autres privilégient leurs entreprises. Mais doit-on écarter Huawei? C'est un pas que je ne franchis pas", a-t-il poursuivi.

Et de dénoncer "les fantasmes" qui entourent Huawei, rappelant qu'il n'y avait aucune preuve que l'équipementier chinois puisse conduire des activités d'espionnage, comme le pense l'administration américaine.

Les accusations américaines...

Les pays européens peinent à finaliser une position sur l'intégration ou non d'équipements Huawei dans les déploiements de nouveaux réseaux mobiles 5G, jugés plus critiques que les générations mobiles précédentes.

Les Etats-Unis, qui accusent Huawei de donner accès à ses équipements aux services de renseignement chinois pour espionner le trafic mobile sur...

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