57% des Français sont favorables à un rapprochement entre Emmanuel Macron et la droite

SONDAGE BFMTV - Notre nouveau sondage "L'Opinion en direct" élaboré par l'institut Elabe montre que plus de la moitié des Français sont favorables à un rapprochement entre Emmanuel Macron et la droite après l'appel du président à une alliance entre la majorité et LR.

Après la main tendue d'Emmanuel Macron aux Républicains mercredi soir, plus de la moitié des Français se disent "favorables" à un rapprochement entre le président et la droite.

En effet, notre nouveau sondage "L'Opinion en direct" piloté par l'institut Elabe pour BFMTV, que nous diffusons ce vendredi, montre que 57% des Français sont favorables au fait qu'Emmanuel Macron et la droite travaillent ensemble sur certaines réformes. 41% des personnes interrogées y sont opposées et 2% sont sans opinion.

Mercredi, sur France 2, Emmanuel Macron a estimé que "le gouvernement et la majorité à l’Assemblée" ont intérêt à travailler avec les députés Les Républicains pour faire passer les réformes sur le travail, les retraites, l’immigration, et les énergies renouvelables.

"Et oui, je souhaite qu'il y ait une alliance", a-t-il ajouté.

À noter que parmi les personnes interrogées par Elabe pour "L'Opinion en direct", certaines ont vu, en totalité ou en partie, l'interview d'Emmanuel Macron sur France 2, ou en ont entendu parlé. Certaines ne l'ont en revanche pas vue du tout.

Une alliance évoquée par Nicolas Sarkozy

Les Républicains disposent de 62 membres et membres apparentés à l'Assemblée nationale. La majorité présidentielle n'est quant à elle que relative, avec 251 députés. Pour obtenir la majorité absolue, fixée à 289 voix, elle a donc besoin de la droite pour faire adopter ses textes.

L'idée d'un rapprochement a aussi été évoquée par l'ex-président Nicolas Sarkozy, dans le Journal du Dimanche de cette semaine: "J’aimerais ­parfois qu’il franchisse le Rubicon de façon plus franche, car la France est aujourd’hui majoritairement du côté du parti de l’autorité, de la fermeté, de la liberté. Appelez cela centre droit, centre, droite républicaine, peu importe: l’axe stratégique du pays se trouve ­clairement là."

"Si j’avais un souhait, c’est que la matrice politique du président se rapproche davantage de la matrice du pays telle que je la ressens", poursuit Nicolas Sarkozy.

L'action politique de l'exécutif est d'ailleurs plutôt perçue à droite. 48% des sondés estiment que l'orientation politique d'Emmanuel Macron et du gouvernement est plutôt à droite, 40% au centre et 11% à gauche.

LR, "roue de secours de la majorité" pour Mélenchon

Certains chez Les Républicains ne l'entendent toutefois pas de cette oreille: "Nous ne sommes pas Macron compatibles, parce que nous avons des différences de taille", a par exemple déclaré vendredi le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, à Public Sénat.

Les autres partis d'opposition ne sont pas non plus forcément favorables à un tel rapprochement. "Il peut se produire que les Républicains en aient assez de faire la roue de secours de la majorité", a par exemple suggéré jeudi sur France 2 le candidat de La France insoumise (LFI) à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, alors qu'il était interrogé sur la possibilité d'adoption d'une motion de censure.

Au nouveau 49.3 dégainé par Élisabeth Borne sur le budget de la Sécu, les députés RN et LFI ont répondu jeudi par le dépôt d'une motion de censure pour chaque groupe.

Mais si les députés Les Républicains, ou au moins une partie d'entre eux, ne votent pas ces motions, elles n'ont quasiment aucune chance de réunir les 289 voix requises pour être adoptées et forcer le gouvernement à démissionner. Les trois premières motions de censure de cette session parlementaire ont été rejetées.

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Gérald Darmanin répond à la Nupes: "Je propose que lorsqu'on dénonce l'extrême droite, on n'accepte pas ses votes"