Il y a 53 ans, la première bombe H française explosait sur Fangataufa

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Vue partielle de l'ancienne zone de vie de l'atoll de Mururoa, prise le 6 juin 2000, quatre ans après l'arrêt définitif des essais nucléaires français en Polynésie française. C'est sur le site voisin de Fangataufa qu'a eu lieu le premier essai français de bombe H, baptisé opération Canopus.
Vue partielle de l'ancienne zone de vie de l'atoll de Mururoa, prise le 6 juin 2000, quatre ans après l'arrêt définitif des essais nucléaires français en Polynésie française. C'est sur le site voisin de Fangataufa qu'a eu lieu le premier essai français de bombe H, baptisé opération Canopus.

Fangataufa était un îlot corallien paisible, inhabité. Un petit coin de paradis oublié depuis la création du monde. Un jour de 1968, l?enfer s?y déchaîna : les hommes de la lointaine France l?avaient choisi pour tester une bombe à hydrogène 170 fois plus puissante que celle tombée sur Hiroshima. Ce jour funeste fut, très exactement, le samedi 24 août 1968. À 8 h 30 du matin, en moins d?un millième de seconde, les poissons du lagon, qui vaquaient paisiblement à leurs affaires, se retrouvèrent aussi grillés qu?une sardine sur un barbecue.

Des hangars pour abris atomiques

Le modeste atoll de Fangataufa avait été choisi car il était inhabité et à l?écart des autres îles. L?atoll le plus proche ? à 37 km ? est celui de Mururoa, également choisi pour accueillir des essais. L?armée y avait installé une piste d?aviation ainsi que quelques bâtiments. Un tir avait été effectué précédemment sur Fangataufa avec une bombe classique, auquel il faut ajouter les dix autres déclenchés sur Mururoa depuis le 2 juillet 1966. Ainsi, Fangataufa eut l'« extrême honneur » d?être choisi pour accueillir le premier tir d?une bombe H. L?opération fut baptisée Canopus, du nom d?une des étoiles les plus brillantes de la voûte céleste. Les seules populations pouvant craindre les retombées de l?explosion se trouvaient dans les atolls de Reao, de Pukurua et de Mangareva (dans les îles Gambier, à 240 kilomètres de là). Des abris antiatomiques aux allures de hangars leur furent généreusement [...] Lire la suite

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