Il y a 51 ans, Sartre était arrêté, vendant « La Cause du peuple »

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Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre s'expriment devant la presse à leur sortie du commissariat, le 26 juin 1970. 
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre s'expriment devant la presse à leur sortie du commissariat, le 26 juin 1970.

C'était le bon temps où les intellectuels de gauche avaient des idées et des c? Ce n'était pas encore les êtres falots d'aujourd'hui. À l'instar de Jean-Paul Sartre, ils mouillaient la chemise pour leurs idées. Justement, le matin du 26 juin 1970, on peut voir le philosophe et sa compagne, Simone de Beauvoir, arpenter les Grands Boulevards de Paris brandissant La Cause du peuple, tels des crieurs de journaux. Il s'agit d'un journal maoïste, l'organe de la Gauche prolétarienne, dont la virulence révolutionnaire lui a valu de multiples interdictions. Sartre et Beauvoir sont accompagnés d'une quinzaine d'autres intellectuels, dont Patrice Chéreau, Sami Frey, Louis Malle, Jean-Francis Held, Claude Lanzmann, Alexandre Astruc?

Vers 13 heures, entourés de photographes, les vendeurs improvisés arrivent devant le siège du journal L'Humanité où ils se font embarquer direction le commissariat de police du 2e arrondissement. Une heure et quart plus tard, Sartre est le premier relâché. Les autres suivent après une simple vérification d'identité.

La Cause du peuple avait été fondé en mai 1968 par l'architecte maoïste Roland Castro. C'est un journal militant qui n'y va pas avec le dos de la cuillère, mais plutôt avec le canon d'une kalachnikov. Il soutient systématiquement toutes les grèves, toutes les occupations et la séquestration de patrons. Il pourfend toutes les sources d'autorité, prend la défense des opprimés, des immigrés, des prisonniers. La ligne éditoriale est [...] Lire la suite

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