500 personnes marchent pour Aman, 16 ans, victime innocente de violences entre cités

Quelque 500 personnes ont marché dimanche à Epinay-sur-Seine  pour rendre hommage à Aman, adolescent sans histoire de 16 ans, tué par balles sur fond de rivalités entre cités.

"Aman = paix": camarades de classe, copains de foot, profs et parents, quelque 500 personnes ont marché dimanche à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis) pour rendre hommage à cet adolescent sans histoire de 16 ans, tué par balles sur fond de rivalités entre cités.

"Il était gentil, drôle, un peu chambreur", se souvient Katleen, 16 ans, dans la même classe qu'Aman au lycée professionnel Louise-Michel. Sa mort, c'est "inadmissible", ajoute Prescillia, 15 ans. En tête de cortège, les deux amies tiennent une grande banderole "plus jamais ça".

Les manifestants, vêtus d'un tee-shirt blanc siglé "Aman = paix", ont marché en silence de la mairie, à deux pas de l'immeuble HLM où habitait l'adolescent avec sa famille d'origine comorienne, jusqu'au quartier d'Orgemont.

"Au mauvais endroit au mauvais moment"

C'est dans cette cité, l'une des plus grandes du 93, qu'il a été tué par des tirs de fusil à canon scié dans la nuit du 5 au 6 juin, sur fond de rivalités avec le quartier voisin des Raguenets à Saint-Gratien (Val-d'Oise). Le garçon, inconnu des services de police, n'était pas ciblé et n'avait rien à voir avec ces conflits. Il était juste là "au mauvais endroit au mauvais moment", selon les enquêteurs. Deux hommes de 18 et 19 ans ont été mis en examen et écroués pour "homicide en bande organisée".

La mort d'Aman est d'autant plus frappante qu'il essayait "à son petit niveau" d'apaiser ces rivalités interquartiers, ont raconté ses proches à l'AFP. "Au moins aujourd'hui, le message de paix qu'il voulait porter est véhiculé par tous", glisse Naïma, la cousine d'Aman, les larmes aux yeux.

Après son décès, "des centaines de personnes sont passées à la maison, des petits, des anciens, des moyens, des mamans", a lancé son grand(...)


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