"47 euros pour 9h42 de travail, ce n'est pas le top mais c'est mieux que de ne pas travailler" : dans la peau d'un livreur de repas à vélo

franceinfo
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Depuis le premier confinement de mars, des milliers de travailleurs précaires ont rejoint les plateformes de livraison de repas pour gagner leur vie. franceinfo a suivi l'un d'entre eux le temps d'une soirée.

Abderrahmane a 29 ans. Ce jeune Français travaille pour la plateforme UberEats depuis septembre 2020. "Avant, je faisais des petit boulots, avec le confinement je ne gagnais plus assez." Il a alors décidé de s'acheter un vélo pour se lancer dans la livraison de repas.

Le 30 novembre, le jour où franceinfo rencontré Abderrahmane, sa journée avait commencé à 11 heures pour les livraisons de repas le midi. Elle s'est terminée à 22 heures avec la fermeture des lieux de livraison. Au total, il a effectué dix courses et gagné un petit peu plus de 47 euros pour 9h42 de travail. Soit l'équivalent d'environ 5 euros de l'heure, bien moins que le smic horaire brut.

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En enchaînant les heures et les livraisons, Abderrahmane arrive à accumuler un smic. "Cela m'aide beaucoup pour manger, m'acheter des habits. Franchement, je le conseille pour les jeunes qui n'ont pas de diplôme. C'est pas le top mais c'est mieux que de ne pas travailler", confie t-il entre deux livraisons.

"À force de faire du vélo, j'ai le tendon d'Achille qui me fait mal depuis un moment. J'ai forcé un peu dans des montées.

Abderrahmane, livreur UberEats

Après un peu plus de deux mois à arpenter les rues de Paris, le jeune homme ressent déjà la fatigue physique. Il espère bientôt ranger son vélo afin de suivre une formation de magasinier. Son objectif ? "Avoir des fiches de paie, pouvoir avancer dans la vie, se marier, avoir des projets, des rêves comme tout le monde." Lire la suite sur Franceinfo

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