Il y a 42.000 ans, l'inversion du champ magnétique terrestre a conduit à une crise environnementale globale

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Une équipe internationale de chercheurs a pu retracer, avec une précision inédite, la dernière inversion avortée du champ magnétique terrestre et ses conséquences.

La Terre a subi un changement majeur il y a 42.000 ans qui a bouleversé le ciel, les humains et les animaux. Ce changement, baptisé excursion de Laschamps, a fait l'objet d'une étude extrêmement poussée publiée le 19 février 2020 dans la revue . Elle a été conduite par une équipe internationale de chercheurs.

Des arbres pour retrouver une précieuse chronologie

Le champ magnétique terrestre trouve son origine à 2.900 kilomètres de profondeur. S'y trouve le noyau terrestre, composé essentiellement de fer liquide brassé en permanence. En son sein se trouve une graine solide de fer cristallisé. Cette structure - et ce mouvement de convection dans le noyau liquide - donne naissance au champ magnétique de la Terre. Ce dernier revêt d'une importance capitale : il dévie les particules de vent solaire et les particules cosmiques, protégeant ainsi notre planète. Mais il n'est pas à l'abri d'une inversion de polarité. Un tel événement a été complété pour la dernière fois il y a 42.000 ans, conduisant le pôle nord magnétique à se déplacer vers le sud. Il a été relativement court et a pris le nom "d'excursion de Laschamps". Le terme "d'excursion" traduit en effet un événement durant lequel "le champ tente de se renverser sans toutefois y parvenir et revient donc à son état initial", relevait lors d'une le géophysicien Jean-Pierre Valet. A l'inverse, une "inversion" traduit généralement un processus complet et stable. La dernière a eu lieu il y a plus de 770.000 ans.

Pour établir une chronologie exacte de la dernière excursion, les chercheurs ont utilisé les données du champ magnétique terrestre déjà obtenues grâce à des carottes de sédiments provenant de la mer Noire et d'autres carottes, de glace cette fois, provenant du Groenland. Mais la suite des événements et leur analyse n'ont vraiment été possibles que grâce à une datation au carbone 14 de Agathis australis, des arbres aussi nommés kauri. L'un notamment, qui a grandi dans le nord de la Nouvelle-Zélande, a vécu durant 1.7[...]

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