40 jours de confinement dans une grotte en Ariège, une expérience qui va "donner des pistes pour réduire le stress", d'après un neurologue

franceinfo
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Les quinze volontaires qui ont passé 40 jours enfermés dans une grotte de l'Ariège sont ressortis à l'air libre ce samedi 24 avril. Le but de l'expérience était de savoir "comment se comportent les humains dans des environnements hostiles", a expliqué Quentin Montardy, docteur en neurosciences, invité sur franceinfo ce samedi.

franceinfo : Quelle est la valeur scientifique de cette expérience ?

Quentin Montardy : Elle va en avoir beaucoup. Il y a énormément d'équipes qui travaillent sur ce sujet. Des équipes de chronobiologie, de sensorialité et, dans mon cas, d'étude sur le stress. On va étudier les marqueurs physiologiques et comportementaux du stress, l'évolution de leur stress au cours de leur aventure, pour comparer ça avec le stress de la vie moderne. Le but est de voir s'il y a une signature particulière des différents types de stress. Dans ce cas-là, ça va être le stress de survie, avec l'environnement qui est hostile. On va pouvoir le comparer avec les stress qu'on connaît déjà dans la société. Il s'agit de comprendre si, entre guillemets, nous ne sommes que des hommes préhistoriques dans un monde moderne, ou si nous avons des comportements instinctifs, innés, qui se réveillent dans un contexte de stress, de survie.

Comment avez-vous pu mesurer ce stress ?

On a mis sous terre avec eux des appareils, des technologies assez nouvelles. C'est une des premières fois qu'on arrive à faire ça dans un environnement aussi complexe. Par exemple, de la réalité virtuelle, des (...)

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