40 ans après les premiers cas de sida, la PrEP, traitement clé pour contrôler le virus

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Tous les médecins, et notamment les généralistes, peuvent depuis le 1er juin initier directement un traitement préventif, la PrEP, destiné aux séronégatifs pour éviter le risque d'infection par le virus du sida. Hasard du calendrier, cette décision du ministère de la Santé intervient tout juste 40 ans après le premier article scientifique mentionnant le virus du sida, publié le 5 juin 1981. C'est en grande partie grâce à la démocratisation de cette thérapie antirétrovirale que les morts dues au sida ont chuté de 43% depuis 2010, bien qu'il n'existe aucun remède ou vaccin. 

Pris en comprimés, ce traitement à base d'anti-rétroviraux permet de prévenir une contamination par le VIH lors d'un rapport sexuel sans préservatif. Avant cette date, la première prescription de ce traitement, efficace à 99%, ne pouvait être faite que par des médecins de services hospitaliers qui prennent en charge le VIH, ou dans un centre de dépistage et de diagnostic. Le médecin traitant ne pouvait quant à lui que renouveler l'ordonnance. 

30.000 personnes en France utilisent déjà la PrEP

"L’idée est d’imprégner le corps avec ces produits chimiques, qui font que si on rencontre le VIH, le traitement est déjà présent dans le corps pour éviter que le virus ne s’installe", explique Marina Karmochkine  du service immuno-infectieux de l'Hôtel-Dieu à Paris. Pour elle, faciliter l'accès à ce traitement est une belle avancée. "Que tous les acteurs de santé puissent s’en emparer, c’est vraiment important. Cela p...


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