4 robots à l'assaut de la "Twilight zone" des océans

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En mai 2022, des "flotteurs profileurs" robotisés seront mis à l'eau en mer du Labrador, entre le Canada et le Groenland, pour étudier notamment la migration du plancton animal entre 100 et 1000 mètres de profondeur. Ce phénomène participe de la pompe biologique de carbone, impliquée dans la régulation du changement climatique.

"Twilight zone", vous avez dit "twilight zone" ? Non, on ne fait pas ici allusion à la fameuse série télé (titrée la Quatrième dimension en France). Mais à cette couche des profondeurs de l'océan que ses spécialistes disent "crépusculaire". Un univers de pénombre situé entre 100 mètres et 1000 mètres de profondeur. Là, les photons sont trop rares pour que la vie végétale puisse y faire sa photosynthèse. Mais suffisamment de lumière s'y fraie un chemin pour imprimer dans la "Twilight zone" le rythme d'une migration animale massive. "C'est la plus importante de la planète, et elle a lieu tous les jours", relève Hervé Claustre, du laboratoire d'Océanographie de Villefrance-sur-Mer (CNRS et Sorbonne Université). Le scientifique est l'un des maîtres d'œuvre de qui va étudier, à partir de mai 2022 et à l'aide de robots sous-marins, cette tranche mystérieuse d'océan (la mission "Refine" propose ).

Une migration du plancton qui existe dans tous les océans du monde

Dans le crépuscule aquatique de la "Twilight zone", prédateurs et proies se cherchent et s'évitent selon un cycle correspondant à l'alternance entre le jour et la nuit. Aux heures nocturnes, on observe ainsi une remontée vers la surface des organismes parfois microscopiques que l'on appelle zooplancton. "Les couches superficielles de l'océan constituent la 'prairie' de cet animal herbivore, sourit Hervé Claustre. Il trouve là le phytoplancton dont il se nourrit, et qui s'y développe grâce à la photosynthèse". Le zooplancton remonte la nuit afin d'éviter calmars et poissons ; ces espèces carnivores, qui préfèrent le jour, n'en font qu'une bouchée quand elles croisent son chemin.

"Ce mécanisme de migration existe dans tous les océans du monde", reprend le scientifique. Et il n'est pas le seul qu'héberge la "Twilight zone". Sous les hautes latitudes des océans austral et boréal, comme dans la mer du Labrador ou au niveau de l'Islande, on observe en effet un autre type de va-et-vient, cette fois saisonnier. Ils conce[...]

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