Les 4 pistes pour réformer l'Académie des Césars après la démission collective de sa direction

C'est un coup de tonnerre qui ne changera rien dans l'immédiat. Jeudi soir, la direction de l'Académie des Césars, accusée d'opacité et d'entre-soi, a démissionné en bloc à peine quinze jours avant la cérémonie de remise des prix. Le programme de l'édition 2020, retransmise le 28 février sur Canal+, ne va pas changer pour autant. Comme le précise le communiqué de jeudi soir, la nouvelle direction sera élue à l'occasion de l'assemblée générale ordinaire, courant mars. Dans un second temps, au printemps, une assemblée générale, cette fois extraordinaire, lancera la réforme des statuts.

Lire notre interview publiée dimanche dernier - Alain Terzian, président des Césars : "Il est vital d'arriver à la parité au sein de l'Académie"

L'Etat aura son mot à dire par l'intermédiaire du Centre national du cinéma (CNC) qui supervisera la réforme. S'il a rappelé que l'Académie des Césars est une "institution de droit privé", le ministre de la Culture, Franck Riester, a tout de même fixé une feuille de route, en réclamant "un fonctionnement démocratique" et "des exigences d'ouverture, de transparence, de parité et de diversité". Plusieurs propositions sont d'ores et déjà sur la table.

1 - Une plus grande parité dans les instances des Césars

Si les 12 nominations dont bénéficient le film J'Accuse de Roman Polanski a créé un climat délétère au sein du cinéma français, ce n'est pas cette affaire qui déclenche la crise actuelle. C'est le 13 janvier que l'implosion a lieu. Ce jour-là, l'Académie ...


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