38 hématomes en une semaine: un collégien victime de violences dès les premiers jours de la rentrée

Une salle de classe dans un collège privé de Tinténiac, au nord de Rennes, le 23 septembre 2011. (Photo d’illustration) - AFP
Une salle de classe dans un collège privé de Tinténiac, au nord de Rennes, le 23 septembre 2011. (Photo d’illustration) - AFP

38 hématomes et trois jours d'incapacité temporaire de travail. C'est le triste bilan de la première semaine de rentrée d'un élève de 14 ans scolarisé dans un collège de Haute-Marne. Ses parents ont porté plainte pour violences aggravées, suivies d'ITT n'excédant pas huit jours, contre un autre élève, qui a reconnu depuis les faits, raconte Le Parisien.

Tout a commencé par un simple jeu dans la cour de récréation. "Alors qu’il courait vers moi, je pensais qu’il voulait me parler, mais il m’a attrapé par la manche et m’a donné un coup de poing dans la cuisse. Quand je lui ai demandé pourquoi il se moquait de moi, il souriait comme si ça le rendait heureux de faire ça" a témoigné la victime auprès des gendarmes, selon le procès-verbal consulté par le journal.

Et les violences ont continué ainsi toute la semaine. Lui ne "jouait pas, il me tapait", et "chaque jour, les coups empiraient", a assuré le collégien.

"Nous n'avons reçu aucun conseil ou orientation"

L'adolescent étant interne, ses parents ne se sont rendus compte des violences subies seulement le week-end. Ils ont alors porté plainte et alerté l'établissement dès le lundi suivant, mais ils ont eu le sentiment que le collège "minimisait" les faits.

"Ils ont dit qu’ils allaient faire attention et identifier l’auteur. Nous n’avons reçu aucun conseil ou orientation sur ce que nous devions faire. Nous attendions qu’ils prennent les sanctions adéquates" a alors dénoncé le père du collégien sur Twitter.

L'auteur des violences exclu huit jours

La principale du collège et l'auteur présumé des violences ont été entendus par les gendarmes. Une mesure d'exclusion de huit jours a finalement été prise à l'encontre de l'auteur des faits "qui a été identifié et les a reconnus", a indiqué l'académie de Reims.

"Au regard des premières investigations menées, il semble qu’aucune situation de harcèlement ne soit, dans le cas présent, caractérisée, les deux élèves ne se connaissant que depuis quelques jours. La situation, pour être grave, ne relèverait donc pas du champ du harcèlement à proprement parler, mais de la violence", a-t-elle précisé. L'auteur des faits n'a pas expliqué les raisons de ces violences.

Article original publié sur BFMTV.com