« 3615 Monique » ou la vie en Minitel rose

Par Marion Miclet
·1 min de lecture
Noémie Schmidt, Arthur Mazet, Paul Scarfoglio dans « 3615 Monique ».
Noémie Schmidt, Arthur Mazet, Paul Scarfoglio dans « 3615 Monique ».

Quelques jours avant Noël, voilà une surprise que l'on n'attendait pas. Alors que la plupart des critiques sont occupés à compiler la liste des meilleures séries de 2020, 3615 Monique arrive in extremis sur OCS et s'impose comme un challenger de taille. Cette production française est certes portée par un sujet aguicheur : l'émergence du Minitel rose dans les années 1980. Mais c'est son traitement qui la rend particulièrement attachante : une histoire d'amitié à la fois drôle et pleine de suspense entre trois étudiants que tout oppose. Ajoutez à cela une esthétique rétro rehaussée d'une touche moderne assumée (un format 4/3, une palette marron-olive, des costumes surannés réjouissants, une bande originale électronique atmosphérique) et, vous aussi, vous allez tomber sous le charme de Monique. Heureusement, la série, elle, ne facture pas à la minute.

Simon (Arthur Mazet), Stéphanie (Noémie Schmidt) et Toni (Paul Scarfoglio) ne prennent pas vraiment leur pied sur les bancs de la fac de Jouy (ça ne s'invente pas). Quand leur ville de banlieue pavillonnaire se retrouve incluse dans la première vague expérimentale de distribution du Minitel, Toni le roi de la tchatche y voit d'abord un outil pour perfectionner ses blagues potaches. Mais sous l'impulsion de l'ambitieuse Stéphanie, et grâce à l'aide de Simon, un geek passionné par les sciences de la télécommunication, ils comprennent qu'un univers s'ouvre à eux. Ils mettent en commun leur talent respectif pour lan [...] Lire la suite