Plus de 300 dignitaires religieux appellent à interdire les "thérapies de conversion"

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Plus de 300 dignitaires religieux de 35 pays ont appelé mercredi à interdire les "thérapies de conversion" qui prétendent transformer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne, souvent pratiquées au nom de la foi. Une déclaration commune a été publiée par la fondation britannique Ozanne à l'occasion d'une conférence organisée à Londres. Parmi ses signataires initiaux figurent des représentants anglicans, musulmans, juifs, bouddhistes et sikhs notamment, dont l'ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix et compagnon de lutte de Nelson Mandela.

"Nous demandons à ce que tout le possible soit fait pour mettre fin aux pratiques appelées communément 'thérapie de conversion' et qui visent à changer, supprimer ou effacer l’orientation sexuelle d'une personne, de son identité de genre ou de son expression de genre, et nous demandons que ces pratiques néfastes soient interdites", déclarent-ils.

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Interdites dans seulement quatre pays 

La thérapie de conversion, parfois appelée thérapie réparatrice, est largement considérée comme pseudo-scientifique, inefficace et dangereuse par les experts. Si la pratique a été documentée aux Etats-Unis, où elle aurait concerné des centaines de milliers de personnes, elle existe "presque partout dans le monde", selon un rapport publié l'année dernière par OutRight Action International, une organisation de défen...


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