Publicité

Pour ses 30 ans, la Folle Journée de Nantes explore les origines de la musique classique

Pour ses 30 ans, la Folle Journée de Nantes explore les origines de la musique classique (Loic VENANCE)
Pour ses 30 ans, la Folle Journée de Nantes explore les origines de la musique classique (Loic VENANCE)

Aux origines de la musique, quelles traditions, quels instruments, quels artistes ? C'est la vaste question qu'explorera pour ses 30 ans la Folle Journée de Nantes, festival de musique classique qui ambitionne depuis sa fondation de la rendre accessible.

Du 31 janvier au 4 février, 280 concerts mettront en lumière les traditions musicales qui ont nourri l'inspiration des compositeurs au fil des siècles et partout dans le monde.

"On raconte presque sept siècles d'histoire de la musique, notamment à travers l'évolution des instruments. Il y aura des clavecins, ancêtres du piano, des ouds, qui ont influencé depuis la Perse les guitares, les mandolines, les luths", a expliqué à l'AFP René Martin, directeur artistique du festival.

Ce large thème lui permet de reconvoquer tous les grands compositeurs mis à l'honneur depuis 30 ans, Beethoven, Mozart ou Bach, et de présenter des "incontournables" qui ont, à travers les époques, marqué l'histoire du répertoire.

Le pianiste russe Dmitry Masleev, lauréat du prestigieux concours Tchaïkovski, interprètera entre autres Rachmaninov et Balakirev. A la viole de gambe, Salomé Gasselin plongera les spectateurs dans l'univers de Marais, Forqueray, Bach et Biber.

Parmi les grands classiques, les "Quatre saisons" de Vivaldi, qui ont selon René Martin "révolutionné la musique baroque", seront jouées deux fois. A l'affiche aussi, le "Sacre du printemps" d'Igor Stravinsky, qui avait provoqué un scandale à sa première représentation en 1913, avant de "transformer la musique du 20e siècle".

- Artistes confirmés, jeunes virtuoses -

Des artistes confirmés, et habitués du festival, comme la pianiste Anne Queffélec, feront à nouveau le voyage à Nantes, aux côtés de révélations de la musique classique.

De jeunes musiciens présenteront aussi sur scène leurs créations originales, comme le violoncelliste Paul Colomb qui avec Bleue Quintet esquissera une passerelle entre différents styles, mélange original de production électronique et de néo-classique.

"Quand j'ai créé la Folle Journée, je n'ai d'abord pas voulu inviter d'artistes trop connus. Je ne souhaitais pas que ce soit la Folle Journée de tel artiste très célèbre. Je voulais au contraire que la Folle Journée soit une référence, au niveau du choix des oeuvres et des artistes. Mais que tout le monde soit traité à égalité", explique le directeur artistique.

En 30 éditions, la Folle Journée a accueilli à Nantes plus de trois millions de spectateurs, invité 45.000 artistes. 140.000 billets sont mis en vente cette année.

Depuis le début des années 2000, le festival s'est aussi exporté à l'étranger, à Lisbonne, Varsovie, Bilbao ou Tokyo.

Avant la pandémie, l'édition japonaise rassemblait chaque année entre 400.000 et 500.000 personnes au Tokyo International Forum, dans des salles de 5.000 spectateurs.

A Nantes, le concert de clôture, retransmis en direct sur la chaîne Arte, comme chaque année, rassemblera entre autres l'orchestre national Bordeaux-Aquitaine, la soprano Marie-Laure Garnier et un trio vocal a cappella.

ld/et/dch