Les 3 scénarios possibles des relations Macron-Philippe pour la deuxième année du quinquennat

Matthieu Chaigne
Les 3 scénarios possibles des relations Macron-Philippe pour la deuxième année du quinquennat.

Un an après, Edouard est incontestablement devenu Philippe.

Quasi inconnu des Français au moment de sa nomination, le Premier ministre a logiquement bénéficié de l'exposition liée à sa fonction pour s'affirmer comme figure politique de premier plan. Une situation pas si évidente en comparaison de ses ministres bien en peine de percer le plafond de verre de la notoriété

Connu, le premier ministre n'a pas à rougir de sa cote de popularité.

Dans le baromètre BVA il s'établit à 45%, 12 mois après son arrivée au pouvoir, soit bien plus haut que Jean-Marc Ayrault à la même époque, et au même étiage qu'un Manuel Valls ou un François Fillon sous le quinquennat Sarkozy.

Les ressorts de sa popularité se résument en deux atouts: capacité à tenir son gouvernement pour imposer le rythme des réformes d'une part, et forme de pondération qui inspire confiance d'autre part Des qualités intrinsèques perçues qui ne doivent pas occulter la principale force d'Edouard Philippe. Une force -mais aussi un handicap - qui se nomme Emmanuel Macron

Aux yeux du grand public, Edouard Philippe est né à la faveur du Président. Et c'est donc logiquement à travers le filtre présidentiel qu'il est jugé:

Ainsi, questionnés sur Edouard Philippe, les Français parlent d'abord... d'Emmanuel Macron.

C'est le cas des défenseurs du Premier ministre: "j'ai confiance en lui, car il a été choisi par Macron" dit ainsi un sondé, "c'est Macron qui l'a sélectionné" résume un autre . En complément, d'autres Français interrogés soulignent sa loyauté et sa bonne entente avec le Président: "Il applique loyalement les politiques voulues par le Président".

La qualité est réversible. Les détracteurs du Président utilisent le même argument pour exprimer cette fois leur défiance envers Edouard Philippe. "C'est le valet de Macron". "Il est soumis à Macron". "Il a été nommé par le Président des riches: c'est donc le premier ministre des riches.". CQFD.

L'an I s'achève donc sur un bilan plutôt positif même s'il s'avère difficile...

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