3 obsessions qui font de moi une lectrice insupportable

Aileza M.
3 obsessions qui font de moi une lectrice insupportable.

Moi, lectrice ultra-sensible...

... Et mon compagnon de lecture indispensable, un paquet de kleenex.

Aussi loin que je me souvienne, j'ai lu des histoires tristes. Pas par goût puisque je déteste quand ça se finit mal (j'y reviendrais) mais par besoin de vider ce trop-plein d'émotions accumulé dès mon enfance et peut-être pour comparer avec ma propre histoire. C'est ainsi que j'ai englouti Vipère au poing, Poil de carotte, Le petit chose et beaucoup d'autres encore. De quoi me filer une pêche d'enfer, il faut bien le reconnaître. J'avoue avoir été un peu déçue par ces histoires d'enfances malheureuses, je trouvais Madame Lepic pas si méchante et Folcoche pas si dure.

Ensuite, et parce que ma boîte de mouchoirs et moi on était très liées, j'ai dévoré des "sagas du terroir". Le pain noir, La courée... en x tomes, des destins tragiques prenant leurs sources dans des enfances glauques et lugubres à souhaits. Le tout sur fond d'étables, auges à cochons et corons décrépis. Je versais des litres de larmes, soulagée sûrement de pouvoir m'apitoyer sur plus malheureux que moi.

Évidemment, dans la foulée, je n'ai pas omis, au collège, de m'enfiler tous les Zola, histoire de parfaire ma culture en matière de drames sordides. Et plus tard, avec une pointe de Camus, j'ai achevé de me noyer dans la noirceur de l'humanité.

Je me dis que c'est certainement grâce à ce traitement de choc que maintenant, j'aime particulièrement les récits humoristiques et légers.

Moi, lectrice psychorigide...

Quand je lis, j'aime être emportée par l'histoire mais souvent je redescends sur terre plus vite que prévu...

Comme je le disais plus haut même si j'ai la larme facile, je déteste quand une histoire se finit mal. Car j'accepte de lire les drames et les mélos à une condition, qu'ils se finissent bien. Sinon, quel est l'intérêt? À quoi ça rime? Qu'est-ce que l'auteur essaye de nous dire? Que la vie ne mérite pas d'être vécue?

Le livre qui m'a le plus exaspérée à ce niveau là, ces dernières années, c'est...

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