3 extraits Kursk : Matthias Schoenaerts et Léa Seydoux au cœur de la tragédie

Emilie Schneider
À l'occasion de la sortie de "Kursk" cette semaine en salles, découvrez 3 extraits du film de Thomas Vinterberg qui nous plonge dans le terrible naufrage du sous-marin russe survenu en 2000.

Retour sur une tragédie

Le 10 août 2000, le sous-marin russe Koursk, dont la taille égalait deux Boeing 747, appareille pour prendre part à des manoeuvres en mer. Deux jours plus tard, deux explosions internes envoient le Koursk au fin fond des eaux arctiques de la mer de Barents. Elles sont si puissantes qu'elles sont enregistrées par des sismographes jusqu’en Alaska. Sur les 118 membres de l'équipage, seuls 23 réchappent aux flammes. Durant les neuf jours qui suivent, le monde entier est en émoi tandis que les opérations de sauvetage échouent et que l’aide internationale est écartée. 

Le travail d'adaptation

Avec Kursk, Thomas Vinterberg revient sur ce terrible incident qui marqua l'opinion publique. Bien loin du Dogme95 qui l'a révélé, le réalisateur danois porte à l'écran l'ouvrage du journaliste Robert Moore, A Time to Die: The Untold Story of the Kursk Tragedy, qui dissèque les différentes expertises scientifiques ainsi que les derniers instants des sous-mariniers condamnés. Si le cinéaste est habituellement à l'origine de ses projets dont il signe les scénarios, c'est cette fois l'acteur Matthias Schoenaerts, qu'il avait dirigé dans Loin de la foule déchaînée, qui lui a soumis le script. 

Il a dû s'éloigner de la réalité sur certains points afin d'apporter un souffle dramatique à son film : "Le personnage principal, par exemple, n’avait en réalité pas d’enfants. Dans le film, il a un enfant et un second est en route. On a voulu dresser le portrait de chacun des marins du Koursk et des soixante et onze enfants qu’ils ont laissés derrière eux. On a donc combiné tout ça".

Recréer le sous-marin

La plus grande partie du film a été tournée en Belgique, en particulier dans les studios AED, à Anvers, et dans plusieurs décors naturels. Trois à quatre semaines du tournage se sont déroulées en France, principalement dans des bases militaires. Par ailleurs, l'équipe a pu investir Le Redoutable, un véritable sous-marin qui se trouve à la Cité de la Mer de Cherbourg. Celui-ci a surtout a été utilisé pour la longue marche de Mikhail (Matthias Schoenaerts) à travers les différents compartiments du Koursk, quand l’équipage embarque pour les manoeuvres. Le chef décorateur ne voulait à l'origine pas y tourner car il lui apparaissait trop français mais quelques aménagements ont permis de le rendre crédible en tant que vaisseau russe.