Il y a 3.700 ans, les Mésopotamiens utilisaient le théorème de Pythagore mille ans avant la naissance du savant grec

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On attribue traditionnellement la paternité des mathématiques aux Grecs, et notamment à Euclide, Thalès et Pythagore. Pourtant, le théorème qui porte le nom de ce dernier était déjà connu et utilisé par les Mésopotamiens afin de dresser des cartes et d'organiser les terres.

Si Pythagore, célèbre mathématicien grec du 6e siècle avant J.-C., a été le premier à démontrer "son" théorème, la civilisation babylonienne, établie en Mésopotamie entre le 2e millénaire avant J.-C. et le début de notre ère, l’utilisait déjà. Et on en connaît maintenant un des usages.

Les Babyloniens étaient de fins mathématiciens

Les mathématiques occupent une place éminente en Mésopotamie, où la pratique du calcul émerge dès le 4e millénaire avant J.-C. A partir de la fin du 3e millénaire, l’enseignement des mathématiques repose sur une numération sexagésimale, c’est-à-dire une numération ayant pour base 60, de laquelle nous tenons notre mesure du temps (60 minutes composent une heure, 60 secondes composent une minute). L’écriture des nombres s’appuie sur deux signes - les clous (pour les soixantaines et les unités) et les chevrons (pour les dizaines) - et un système de position - c’est-à-dire que selon sa position, un clou peut désigner 60, ou 1. Par exemple, le produit 8 x 8 est noté avec un clou à gauche pour comptabiliser les soixantaines, quatre à droite pour comptabiliser les unités.

Les tablettes de calculs dont nous disposons aujourd'hui sont souvent des tablettes d’exercices. S’il ne s’agit pas d’objets rares - autour de 2000 tablettes dites "scolaires" ont été exhumées -, certaines nous renseignent mieux que d’autres sur le niveau de connaissance des Mésopotamiens. En particulier, Plimpton 322, du nom du collectionneur qui l’a acquise en 1922, est devenue l’objet de nombreuses études et discussions après qu’ait été repérée une liste de triplets pythagoriciens en 1945, c’est-à-dire une liste d’ensembles de trois nombres vérifiant la fameuse égalité a² + b² = c². Dans un article publié dans, Christine Proust, historienne des mathématiques, explique que la tablette présente un tableau à double entrée dans lequel sont inscrits des nombres sexagésimaux, et qu’au-dessus d’une des colonnes, on peut lire : "Le carré de la diagonale, duquel 1 est soustrait, et [...]

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