3.000 amendements, révolte de 272 députés : pourquoi l'Assemblée se déchire sur la fin de vie

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Ce que prévoit le texte. Une proposition de loi sur la fin de vie arrive jeudi à l'Assemblée nationale. Déposée par le député Olivier Falorni (groupe Libertés et Territoires), elle est prévue dans le cadre de la niche parlementaire attribuée à son groupe. Le texte qui donne "droit à une fin de vie libre et choisie" avait passé une première étape mercredi après avoir été adopté en commission. L'article 1er prévoit que "toute personne capable majeure, en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable, quelle qu'en soit la cause, provoquant une souffrance physique ou psychique qui ne peut être apaisée ou qu'elle juge insupportable", peut demander une "assistance médicalisée"  pour mourir "par une aide active". 

D'autres dispositions prévoient notamment une liberté de conscience pour les médecins, apportent des garanties sur le consentement des malades, ou encadrent l'assistance médicalisée et la place des familles.

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L'examen du texte est compromis. Quelque 3.000 amendements, dont 2.300 venant de députés LR, ont été déposés sur ce texte. Ce revirement de situation risque de compromettre l'adoption de la proposition par les députés. Ce grand nombre d'amendements, s'ils sont bien défendus par leurs auteurs jeudi dans l'hémicycle, va en effet rendre mécaniquement impossible l'examen de leur totalité sur une seule journée.

Dans le JDD, des députés réclament de pouvoir voter. 272 députés de tous bords ont dénoncé une "obstruction&q...


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