29% des jeunes pensent qu'il existe un traitement pour guérir du Sida

29% des jeunes pensent qu'il existe un traitement pour guérir du Sida

Selon un sondage Ifop/Bilendi, 74% des jeunes de 15 à 24 ans s’estiment “bien informés” concernant la prévention du Sida. C’est trois points de moins par rapport à 2019. 

Les Français sont appelés à se mobiliser dans le cadre de la lutte contre le sida. Alors que le traditionnel week-end de collecte de dons du Sidaction est annulé à cause de l’épidémie de coronavirus, France 2 diffuse ce jeudi 25 juin une soirée spéciale. Pour l’occasion, un sondage Ifop/Bilendi a été réalisé auprès de 1003 jeunes âgés de 15 à 24 ans. Principal enseignement : les jeunes ne sont pas suffisamment informés à propos de la maladie. 74% des sondés s’estiment “bien informés”. C’est trois points de moins par rapport à l’année dernière. Et certains clichés ont encore la vie dure. 15% des jeunes assimilent le VIH à un virus, autant de sondés pensent qu’il est possible de contracter le virus du sida en s’asseyant sur des toilettes publiques. 

Parmi le panel, 29% évoquent l’existence d’un traitement pour soigner la maladie et 15% des jeunes affirment que la prise d'une pilule contraceptive d'urgence est efficace pour empêcher la transmission du VIH/sida. “On remarque également des données paradoxales concernant le port du préservatif : les jeunes le pensent efficace, mais ont quand même peur de l'utiliser avec une personne séropositive. Ces fausses idées sur la transmission du VIH continuent de se propager et ne diminuent pas”, explique Florence Thune, directrice générale du Sidaction.

Des jeunes moins inquiets

Concernant le dépistage, quatre jeunes sur dix assurent ne pas être bien informés concernant les lieux où il est possible de réaliser un test. Au cours de la dernière année, 27% des 15-24 ans se sont fait dépister. Ils sont 57% à ne pas connaître précisément les traitements existants pour les personnes séropositives. À ce sujet, 22% des sondés déclarent n’avoir jamais reçu d’enseignement ou d’information spécifique au cours de leur scolarité. 

Un manque d’information qui a certainement pour conséquence une moindre inquiétude des jeunes à l’idée de contracter le virus. En effet, 32% des jeunes considèrent avoir “moins de risques” que les autres d'être infectés. “Ils souffrent du syndrome du super-héros : ils se sentent invincibles face au virus du sida. Cela peut s'expliquer par la raréfaction du VIH/sida dans l'espace médiatique et l'insuffisance de l'information auprès des jeunes. Cela pourrait s'aggraver avec l'omniprésence du coronavirus dans les médias actuellement”, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.