237 enquêtes ouvertes en France pour apologie du terrorisme, menaces et injures depuis l'attentat de Conflans

Justine Chevalier avec Sarah-Lou Cohen
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Le diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viols sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont indiqué à l'AFP une source diplomatique et sa défense. - DAMIEN MEYER, AFP/Archives
Le diplomate français jugé en Inde pour des accusations de viols sur sa fille a été acquitté mercredi par la justice indienne, ont indiqué à l'AFP une source diplomatique et sa défense. - DAMIEN MEYER, AFP/Archives

Depuis l'attentat de Conflans-Saint-Honorine, et jusqu'au début de cette semaine, 237 enquêtes ont été ouvertes partout en France pour "apologie du terrorisme", "menaces" ou "injures", a appris BFMTV de sources concordantes.

Rien que dans la juridiction de Paris, 70 enquêtes ont été ouvertes par le parquet. Un chiffre qualifié d'"explosion" par une source judiciaire alors que les plaignants sont des parlementaires, des professeurs, ou encore des journalistes pour des propos notamment tenus sur les réseaux sociaux.

Des mises en examen prononcées

Pour certains de ces faits, une première réponse judiciaire a été donnée. Une jeune fille de 15 ans a été mise en examen mardi par un juge des enfants du tribunal de Paris pour "apologie du terrorisme" après avoir, à plusieurs reprises dans la cour de son collège, estimé que Samuel Paty avait eu ce qu'il méritait. Elle a été laissée libre, une réparation pénale a été ordonnée.

Lundi, c'est un étudiant de 18 ans, résidant en Eure-et-Loire, qui a été interpellé après avoir publié fin octobre des tweets faisant l'apologie du terrorisme ainsi que des propos menaçants envers l'un de ses professeurs. Lui-aussi a été mis en examen parle parquet de Chartres et a été placé sous contrôle judiciaire strict, dans l'attente de la poursuite des investigations.

De nombreux faits se produisent sur les réseaux sociaux. Le gouvernement veut renforcer son arsenal législatif et judiciaire pour lutter contre la haine en ligne. Le Premier ministre Jean Castex s'est dit favorable à la création d'un "délit de mise en danger d'autrui" sur les réseaux sociaux. La députée LaREM Laetitia Avia, dont le projet de loi avait été retoqué en juin dernier, a dévoilé les grandes lignes des mesures qui seront prises pour lutter contre la haine sur internet.

Article original publié sur BFMTV.com