22 février 2019 : il y a six mois, l’Algérie se soulevait contre ses dirigeants

franceinfo Afrique avec agences

C’est l’impasse politique. L’Armée, véritable détentrice du pouvoir en Algérie, refuse toute idée de transition et exige une élection présidentielle. Les manifestants réclament un changement de régime avec le départ de tous les anciens dirigeants. Les deux camps sont dans une situation de blocage. Le Hirak, mouvement de protestation, est loin de s’essouffler, malgré les vacances et la canicule.

La situation évolue et le conflit s’arrêtera lorsque l’un des deux protagonistes réalisera qu’il ne pourra pas gagner. Et je pense que ce sera l’état-major. Les généraux tenteront de sauver ce qui peut l’être, mais tôt ou tard, ils finiront par rendre le pouvoir souverain aux civils.

Lahouari Addi, professeur de sociologie à l’IEP de Lyon

à El Watan

Le mandat de trop

"Tout a commencé lorsque, le 22 février, les Algériens, outrés par les perspectives d’un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, perspective qui se mettait visiblement en place, sont sortis en masse dans les rues d’Alger et dans les grandes villes du pays scandant le refus de cette éventualité", rappelle le quotidien Reporters.

Résultat : sous la pression populaire et celle du chef de l'état-major, Gaid Salah, le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 20 (...)

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