2023 sera “plus difficile” que 2022 pour l’économie mondiale, selon la directrice du FMI

MICHELE TANTUSSI/REUTERS

”Nous prévoyons qu'un tiers de l'économie mondiale sera en récession.”

Kristalina Georgieva

Directrice générale du Fonds monétaire international

C’est la première mise en garde de la nouvelle année. Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), a prédit le 1er janvier sur CBS “une année 2023 ‘plus difficile’ que l’année précédente, les États-Unis, l’Union européenne et la Chine voyant leur économie ralentir”, rapporte la BBC. Elle avertit qu’“un tiers de l’économie mondiale sera en récession” cette année. Et “même dans les pays qui ne sont pas en récession, a-t-elle ajouté, des centaines de millions de personnes ressentiront la récession”, note le média public britannique.

Pour la directrice du FMI, “la moitié de l’Union européenne sera en récession” en 2023. “Le poids persistant de la guerre en Ukraine, les pressions inflationnistes et la hausse des taux d’intérêt des principales banques centrales” ont assombri les perspectives de croissance dans le monde, souligne le Financial Times. En octobre, déjà, l’institution internationale avait revu à la baisse ses perspectives pour l’économie mondiale.

La situation de la Chine face à la flambée des cas de Covid-19 “signifie que le pays est confronté à un nouveau coup dur économique à court terme”, a expliqué Kristalina Georgieva. Elle a ajouté :

“Pour les deux prochains mois, ce sera difficile pour la Chine, et les répercussions sur la croissance chinoise seront négatives, les répercussions sur la région seront négatives, les répercussions sur la croissance mondiale seront négatives.”

C’est “la première fois en quarante ans” que la croissance chinoise sera “inférieure ou égale à la croissance mondiale”, selon la directrice du FMI. Ses déclarations “laissent penser que le FMI devrait bientôt revoir à la baisse ses prévisions économiques pour 2023”, qu’il actualise généralement à l’occasion du Forum économique mondial de Davos, qui se tiendra à la fin de janvier, avance le quotidien économique.

Seule note positive de son intervention sur CBS, “les États-Unis ‘pourraient éviter la récession’ en raison de leur faible taux de chômage”, a-t-elle expliqué : “Si cette résilience se maintient, les États-Unis pourraient aider le monde à traverser une année très difficile.”

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