2022 s'achève dans une tension extrême pour le système de santé

Estelle Ruiz / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Si la situation s'est améliorée sur le front de la bronchiolite et du Covid-19, elle s'est tendue pour la grippe, le ministre de la Santé évoquant "une explosion des cas" entraînant une saturation des services de réanimation.

Des urgences débordées, un manque criant de soignants à l'hôpital comme en ville : 2022 s'achève dans une tension extrême pour le système de santé, en voie de "déliquescence" selon des professionnels qui attendent la "refondation" promise par le gouvernement.

Une saturation des services de réanimation

A son arrivée au ministère de la Santé début juillet, François Braun évoquait un "système de santé à bout de souffle". Six mois plus tard, l'offre de soins paraît encore plus mal en point. Une "triple épidémie" hivernale s'est abattue sur un dispositif déjà exsangue en raison d'un manque structurel de soignants, malgré les milliards d'euros déversés depuis 2020 dans le cadre du Ségur de la santé pour renforcer l'attractivité du secteur.

Si la situation s'est améliorée sur le front de la bronchiolite et du Covid-19, elle s'est tendue pour la grippe, le ministre de la Santé évoquant mercredi "une explosion des cas" entraînant une saturation des services de réanimation. Les "défaillances" du système ont des conséquences funestes, a souligné le syndicat Samu-Urgences de France, qui a recensé 30 "morts inattendues" de personnes en attente de prise en charge hospitalière depuis le 1er décembre en France.

De nombreux cabinets fermés

Même si elle mobilise moins que le mouvement de début décembre, la nouvelle grève déclenchée chez les généralistes entre Noël et le jour de l'An a encore accru la pression sur l'hôpital et les urgentistes libéraux de SOS Médecins. Plus de 50% des cabinets sont fermés, affirme le collectif Médecins pour demain, quand l'Assurance maladie estime la baisse d'activité des généralistes à 5 à 10%.

Leur revendication centrale demeure la hausse du tarif de la consultation à 50 euros pour créer un "choc d'attractivité" vers une médecine de ville écrasée par les tâches administratives et qui n'attire plus les jeunes.

Tout en reconnaissant "les difficultés et parfois l'épuisement de certains médecins libéraux", François Braun a "fermement" condamné ce mouveme[...]

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