2022: "Evidemment oui", Mélenchon reste le meilleur candidat pour LFI, insiste Corbière

·2 min de lecture
Les députés LFI Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière, le 27 octobre 2020 à Paris

"Evidemment oui", Jean-Luc Mélenchon reste le meilleur candidat pour représenter LFI à la présidentielle 2022, a insisté le député Alexis Corbière mercredi, trois jours après la vive polémique déclenchée par les propos du chef des insoumis, liant terrorisme et présidentielle.

"Le fait que Jean-Luc Mélenchon est candidat pour la troisième fois est une force, les gens savent ce qu'il pense, ce n'est pas un champignon né de la dernière pluie", a souligné le député LFI de Seine-Saint-Denis devant l'association des journalistes parlementaires (AJP).

"Je vois bien que certains voudraient le sortir du jeu (...). Il est notre candidat, celui qui est connu des Français", comptant "déjà deux rendez-vous électoraux avec des scores très significatifs", 11,1% des suffrages exprimés en 2012 et 19,58% en 2017, a poursuivi le lieutenant de Jean-Luc Mélenchon.

Dans les sondages pour la présidentielle, "Jean-Luc Mélenchon reste celui qui est largement en tête de l'ensemble des candidats dits de gauche, et il n'est pas en tête à un point ou deux, mais généralement du simple au double", a-t-il developpé.

"C'est aussi parce qu'il marche devant nettement qu'il suscite parfois la fureur de certains commentateurs politiques qui lui font porter souvent tous les problèmes en disant +jamais derrière Mélenchon, tout sauf lui+", selon Alexis Corbière.

"Evidemment quand il y a un propos qui est tenu, d'un seul coup on voit un bruit qui est engagé. On pourrait tracer comment ce bruit naît, venant d'officines proches de ce qu'on appelle le printemps républicain, relayé par certains secteurs immédiatement, avec des indignations pas toujours sincères", a affirmé le député LFI.

"Le but c'est d'évacuer le personnage, pas l'évacuer pour sa personne, mais pour le programme que nous portons", selon lui.

Pour "débloquer la situation à la présidentielle", en "remobilisant des secteurs très abstentionnistes, les milieux populaires ouvriers et employés, "il faut faire une campagne sur la durée, longue et leur parler de leur quotidien (...) Jean-Luc Mélenchon incarne ca", considère Alexis Corbière.

Les propos de Jean-Luc Mélenchon évoquant dimanche "un grave incident ou un meurtre" dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, un événement "écrit d'avance", ont suscité l'indignation dans la classe politique. Mais aussi parmi les familles des victimes des attentats islamistes, le chef des Insoumis citant notamment la tuerie commise par Mohammed Merah en 2012.

adc/grd/jk/pb

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles