En 2021, près de 23000 personnes surveillées par les services de renseignement français

AFP/Fred Dufour

En France, le nombre de personnes surveillées avec des outils techniques a augmenté de 3% en 2021, d'après la Commission nationale de contrôle des techniques du renseignement (CNCTR). Au total, 22 958 personnes sont sous les radars des services de renseignement.

Près de 23 000 personnes sont observées par les services de renseignement intérieur et extérieur français. Certaines sont placées sur écoute, d'autres sont filmées. Une technique est aussi de plus en plus utilisée : la géolocalisation en temps réel. Elle permet aux agents d'éviter les filatures physiques. Dans le détail, on ne sait pas qui sont ces personnes, mais on sait pourquoi elles sont surveillées.

Les surveillances pour empêcher des actes terroristes représentent près d'une demande sur deux des services de renseignement depuis 2015 et les attentats du 13-Novembre. Il y a également les demandes de surveillance qui concernent la défense des intérêts géostratégiques de la France. Concrètement, on parle ici de lutter contre l'ingérence et l'influence de certains États étrangers.

Les troisième et quatrième motifs concernent la prévention du crime et de la délinquance organisée et la prévention de violences de groupes politiques, que ce soit d'extrême droite ou d'extrême gauche.

En cinq ans, la commission de contrôle a reçu un quart de demandes supplémentaires. Dans le même temps, le nombre de personnes surveillées n'augmente que de 7%. Cette distorsion s'explique assez simplement : les services de renseignement utilisent plusieurs techniques sur une même cible, surtout pour les personnes soupçonnées de préparer des attaques terroristes.

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