2021, une année électorale allemande hors normes sans Angela Merkel

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La chancellière allemande Angela Merkel ne sera pas candidate à sa succession lors des législatives de septembre prochain et quittera le pouvoir après quatre mandats. Ce départ rebat les cartes politiques même si la chancellerie a de bonnes chances de rester entre les mains des chrétiens-démocrates.

Le départ d’Angela Merkel à l’automne constitue une césure politique comparable à celle de 1998 avec le départ d’Helmut Kohl, également après 16 années au gouvernement. Mais Angela Merkel est la première dirigeante allemande à partir de sa propre volonté. En conséquence, aucun parti ne disposera du bonus que peut procurer l’exercice du pouvoir.

Les chrétiens-démocrates qui caracolent en tête aujourd’hui dans les sondages grâce la popularité d’Angela Merkel ne sont pas assurés de conserver leur avance. Un président de la CDU sera désigné à la mi-janvier entre trois prétendants. Le gagnant sera-t-il aussi candidat à la chancellerie ou bien le Bavarois Markus Söder, très populaire, s’imposera-t-il à droite ?

Les sociaux-démocrates ont eux été les premiers à désigner leur candidat, le ministre des Finances Olaf Scholz. Mais le parti stagne toujours dans les sondages. Si les Verts devaient à l’arrivée être le premier parti de gauche, ce résultat constituerait aussi une césure politique. Les écologistes veulent après 16 ans dans l’opposition revenir au gouvernement. Une alliance avec les chrétiens-démocrates à l’échelle nationale serait aussi une première.

Quatre élections régionales au printemps serviront de test avant les législatives du 26 septembre.