En 2021, 122 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint

Fred Dufour / AFP

Le nombre de féminicide a augmenté de 20% entre 2020 et 2021.

Cent-vingt-deux femmes ont perdu la vie en 2021 sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint, en hausse de 20% par rapport à l'année précédente, selon le bilan des «morts violentes au sein du couple» publié vendredi par le ministère de l'Intérieur. Selon cette étude, 143 morts violentes au sein du couple ont été recensées en 2021, 122 femmes et 21 hommes, marquant ainsi une hausse après la nette baisse observée en 2020 (125 décès). «Les 143 homicides conjugaux recensés en 2021 correspondent davantage au niveau du nombre de morts violentes au sein du couple observées avant l’épidémie de Covid-19», précise l'étude du ministère de l'Intérieur.

Comme les années précédentes, les femmes sont les principales victimes: 102 d'entre elles avaient perdu la vie en 2020, alors que 146 féminicides avaient été recensés en 2019. «Le profil type de l’auteur n’a pas changé. Il est majoritairement masculin, le plus souvent, en couple, de nationalité française, âgée de 30 à 49 ans ou de 70 ans et plus, et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle», souligne l'étude.

Près d'une femme sur trois (32%) avait déjà subi des violences antérieures et 64% de celles-ci avaient signalé ces violences aux forces de l'ordre. Parmi ces dernières, 84% avaient déposé une plainte. Dans un tiers des cas (33%), la présence d'au moins une substance susceptible d'altérer le discernement de l'auteur et/ou de la victime (alcool, stupéfiants, médicaments psychotropes) est constatée au moment des faits. En moyenne, un décès a été enregistré tous les deux jours et demi l'année dernière, contre un tous les trois jours en 2020.


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